RDC: quand au Tanganyika, les réfugiés en sont réduits à manger des escargots

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Après la flambée de violences intercommunautaires dans la province du Tanganyika, dans le sud-est de la République démocratique du Congo, des milliers de familles vivent dans la précarité. Nicolas Lambert, directeur adjoint de la délégation du CICR, le Comité International de la Croix-Rouge à Kinshasa, décrit une situation préoccupante.

Ces communautés habitent dans des zones isolées, difficiles d’accès, loin des projecteurs des médias et de l’assistance humanitaire. Leur niveau de vie tout juste acceptable avant la crise, s’est détérioré profondément avec des signes avant-coureurs d’une crise alimentaire grave.

« Les violences intercommunautaires qui ont eu lieu notamment depuis deux ans, sont extrêmement préoccupantes et ont poussé beaucoup de populations à se déplacer. La population se trouve dans une situation difficile au point de vue alimentaire, au point de vue accès à la santé, au point de vue accès à l’eau… »

Et elle continue à se détériorer. « Les chiffres font état d’environ 400 000 nouveaux déplacés dans la province du Tanganyika en 2017, pour un total plus ou moins de 600 000 personnes déplacées, qui n’ont bien évidemment plus accès à leurs champs ou si leurs champs ont été détruits, ces champs ne peuvent plus répondre à leurs besoins alimentaires ».

Manger des escargots

Les populations doivent parfois se contenter des escargots ramassés le long de la rivière pour se nourrir, dénonce Nicolas Lambert.

« Et donc, ces communautés se trouvent dans l’impératif de trouver des sources de nourriture alternatives ou dans ce cas présent, justement, se nourrir d’escargots. C’est-à-dire vraiment aller au plus profond de la brousse pour trouver les petites aides alimentaires qui pourraient, justement, les aider à survivre ».

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