Placé sous mandat de dépôt, Ibrahima Sory Camara attend son jugement à la maison centrale

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Auditionné puis déferré devant le tribunal de Mafanco, un mandat de dépôt vient d’être décerné contre Ibrahima Sory Camara, ce militant actif du principal parti de l’opposition guinéenne (UFDG). Conséquence, il va devoir passer ses prochains jours à la maison centrale de Coronthie dans le cadre de la détention préventive, ce, en attendant que son procès s’ouvre. Cette décision est intervenue malgré les plaidoiries et garanties  exprimées par le pool d’avocats constitué pour sa défense.

Me Salifou Béavogui dit exprimer son regret en estimant qu’en la matière, la détention est l’exception et la liberté, la règle. C’était à sa sortie ce vendredi, 23 mars 2018 du tribunal de première instance de Mafanco.

«Me Alseny Aïssata Diallo et moi, avons démontré à monsieur le procureur qui a reçu la procédure que la détention de notre client n’est pas nécessaire à la manifestation de la vérité. Nous l’avions persuadé que la détention est l’exception et que la liberté est la règle. Nous lui avions offert la garantie de représentativité de notre client étant entendu que le procureur a orienté le dossier en flagrant délit pour que le jugement se tienne à la prochaine audience. En dépit de notre plaidoirie, de toutes les garanties de représentativité, en dépit du fait que notre client bénéficie de la présomption d’innocence, hélas, c’est à contre cœur que nous avons constaté qu’un mandat de dépôt a été décerné contre lui et il a été conduit à la maison d’arrêt en attente de jugement. En tout état de cause, il faut reconnaitre que tout cela est prévu par les règles de droit. Mais nous souhaitons que le procès se tienne  rapidement dès lors que l’orientation qui en a été donnée requiert l’urgence », souhaite l’avocat.

Vu que l’usage les réseaux sociaux par  les différents partis est devenu la  source des tensions et de division des peuples, Me Alseny Aïssata Diallo, estime que les Guinéens doivent se méfier de son mauvais usage.

« J‘invite les uns et les autres à se méfier des réseaux sociaux, parce que la Guinée, c’est ce que nous avons de commun, de valeureux, d’important. Alors, tout le monde doit se méfier de jeter des propos haineux, incendiaires, allant dans le sens d’une guerre civile dans ce pays sur les réseaux sociaux », conseille Me Alseny Aïssata Diallo.

Selon ces avocats qui ne cessent de clamer la présomption d’innocence de leur client, la première audience devrait se tenir le lundi prochain.

Affaire à suivre……

 

Alhassane Fofana pour mosaiqueguinee

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