Guinée : L’inter-centrale CNTG-USTG annonce une grève générale et illimitée à compter du lundi 23 juillet prochain

Banniere CBG

Initialement prévue ce mardi 17 juillet 2018, la marche verte appelée par les syndicalistes à l’origine de la grève contre la hausse du prix du des produits pétroliers n’a pas eu lieu. Celle est projetée par l’inter-centrale CNTG-USTG à la date du 23 juillet prochain sur toute l’étendue du territoire national avec pour corolaire une « grève générale et illimitée » pour exiger le maintien du prix du carburant à 8.000 GNF par litre. L’annonce a été faite à l’issue de l’assemblée générale extraordinaire des syndicalistes à la bourse de travail sis à Kaloum.
« Nous avons demandé à nos représentants dans les différents départements ministériels et dans les différentes sociétés de venir pour que nous puissions mettre une stratégie en place afin de déclencher une grève illimitée sur toute l’étendue du territoire. Ils ont adhéré à cette proposition. Eux-mêmes, ils vont prendre des dispositions pour durcir la grève à partir du lundi », a déclaré Abdoulaye Camara, secrétaire général adjoint de l’USTG (Union Syndicale des Travailleurs de Guinée).
Même si aucun itinéraire n’est expressément indiqué pour la prochaine marche verte, le syndicaliste rapporte aux hommes de médias que rien n’empêchera leur mouvement d’aller jusqu’au bout : « On n’a pas pu faire la marche verte d’aujourd’hui. Mais nous l’avons projeté pour la semaine prochaine. Pour le moment, on n’a pas défini l’itinéraire. Cela fait 3 semaines que nous faisons une grève perlée. C’était pour permettre au Gouvernement de revenir sur sa décision, pour que nous allions autour de la table de négociation ».
« Mais vous avez constaté que le Gouvernement n’est jamais revenu sur sa décision. C’est pour toutes ces raisons que nous avions parlé de grève perlée. Mais à partir du lundi, la base a décidé de déclencher une grève générale illimitée sur toute l’étendue du territoire », a renchéri le secrétaire général.
A noter que le Médiateur de la République, Mohamed Said Fofana, et les syndicats ont eu un tête-à-tête qui, jusque là reste pratiquement vain.
Thierno Amadou Oury BALDE

pour oceanguinee

Réagir