Guinée: Journée de la femme africaine, Saran Daraba se rappelle de Jeanne Martin Cissé

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Le 31 juillet de chaque année marque la célébration de la journée internationale de la femme africaine. Partout sur le continent, les femmes profitent de cette journée pour se rappeler des nombreuses luttes menées par leurs prédécesseurs. En Guinée, cette journée n’a pas été célébrée ce mardi par le ministère de l’action sociale. Le département s’est tout simplement contenté d’une déclaration lue la veille par la ministre sur les antennes des médias d’Etat.

Mais pour connaitre un peu sur l’historique de cette fête nous avons rencontré Hadja Saran Daraba Kaba activiste du genre, ancienne ministre de la promotion féminine sous le régime Conté. Instituée en 1962, l’organisation panafricaine des femmes est l’instance qui a préparé la mise en place de l’OUA en 1963.

La structure avait pour objectif permettre l’émancipation de la femme africaine dans tous les domaines. Elle a eu pour secrétaire générale le guinéenne Jeanne Martin Cissé. Actuellement présidente du réseau des femmes du fleuve Mano pour la paix Hadja Saran Daraba Kaba pionnière sur le plan national de la femme de gente féminine se rappel de plusieurs femmes.

‘’ Je me pense tout d’abord de Jeanne Martin Cissé la guinéenne qui a beaucoup fait pour cette organisation. Je pense à Hawa Kéita du Mali à Caroline Diop du Sénégal, à Engel Bruks du Libéria et d’autres. Toutes ces femmes se sont elles qui ont été les pionnières de l’émancipation de la femme sur le continent. Ces femmes leaders ont voulu que le mouvement d’émancipation du continent ne soit le seul fait des Hommes.

L’OPF avait également dans ses objectifs, mettre les femmes au devant de la scène dans la lutte pour l’indépendance des pays africaines. Cinquante ans après cette couche tire toujours le diable par la queue dans bon nombre de pays africains déplore l’ancienne ministre. Pour elle, le ministère de l’action sociale ne doit pas être le seul concerné par la cause de la femme.

’Le ministère de la promotion féminine doit être une instance de coordination et non de planification. Si cela n’est pas fait, ce sont les femmes qui payent les frais étant plus nombreuses, plus pauvres plus sous informé a déploré Hadja Saran Daraba.

MLYansané

 

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