Guinée/Cellou Dalein Diallo, chef de fil de l’opposition guinéenne : « On n’a pasraison de diviser les guinéens… »

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Malgré l’interdiction des manifestations par les autorités, l’opposition républicaine ne désarme pas. A l’occasion d’une conférence ce mardi, 7 août 2018, à la maison de la presse de Coléah, comme nous l’avons annoncé dans une de nos articles précédents,elle réitère sa décision de marcher sur l’autoroute Fidèle Castro jusqu’à l’esplanade du stade de Dixinn le jeudi, 9 Août prochain.

D’après le chef de fil de l’opposition, « Personne ne peut interdire l’organisation des manifestations pacifiques ».

Nous n’allons pas obtempérer ditil, puisque a-t-il ajouté : « la manifestation dans la rue ne dépend pas d’un ministre ».

Abordant le sujet de la poursuite de Dr Ousmane Kaba pour des propos à caractère ethnique et régionaliste qu’il a ténu dans une radio privée à Kakan, Cellou Dalein Diallo  se fait entendre en ces termes : « Je pense qu’un intellectuel comme lui devrait se battre pour l’égalité des citoyens, à l’instauration d’une démocratie apaisée et à l’instauration d’un Etat de droit. Il doit se battre pour que le citoyen soit reconnu et ne pas chercher à savoir de quelle région ou de quelle ethnie ou de quelle parti politique est issu un guinéen ».

« Il faut que l’élite de ce pays puisse prendre des positions qui vont dans le sens de la réconciliation et de l’affirmation de l’égalité des citoyens devant la loi. Je pense que pour beaucoup d’entre nous, le combat s’inscrit dans cette dynamique. On n’a pas raison de diviser les guinéens en Malinkés, Soussous, Peulhs ou Forestiers », a expliqué le président de l’UFDG.

Concernant les récentes du général Sékouba Konaté sur une tentative de corruption en 2010 à l’entre deux tours de la présidentielle, l’opposant a apporté un démenti : « Je n’ai jamais rencontré le général Konaté individuellement pendant la transition et je n’ai jamais envoyé des émissaires vers lui ».

« Moi, j’étais confiant à l’époque. J’avais 44 % contre les misérables 18% d’Alpha Condé (rires dans la salle). Et puis, j’étais avec Sidya Touré et AbéSylla, donc il n’y avait aucune raison pour moi de tenter de corrompre qui que ce soi», a-t-il martelé.

Thierno Amadou Oury BALDE

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