Guinée: Le SLECG demande aux enseignants du privé de se joindre au mouvement

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Trois semaines après la rentrée des classes, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée maintient son mot d’ordre de grève. Au cours de son assemblée générale de ce samedi 20 octobre 2018, il a demandé à l’ensemble ses collègues évoluant dans les écoles privées de se joindre au mouvement et d’arrêter les cours.

Malgré la menace du gouvernement de geler les salaires des enseignants grévistes, le secrétaire général de la centrale syndicale ne baisse pas les bras. Aboubacar Soumah a au cours de l’assemblée générale de ce samedi demandé à ses camarades de rester à la maison.Dans un ton ferme, il a indiqué à l’assistance ce qui suit « Vous avez suivi le conseil des ministres, à cette occasion, le président a demandé l’application de la loi dans toute sa rigueur, il demande de geler le salaire des enseignants. Alors chers camarades, restons à la maison, continuons de rester à la maison. Sinon notre avenir sera compromis et celui de la nation. Ayez confiance au SLECG ».

Pour le syndicaliste ce combat ne doit pas être étouffé dans l’œuf comme ce fut le cas de la société civile relatif à la baisse du prix du litre du carburant à la pompe mais aussi le dossier du port.

« Le premier ministre est entrain de défier le mouvement syndical guinéen. Il est en train d’agenouiller les centrales syndicales et il s’est opposé catégoriquement aux forces sociales face à l’augmentation du prix du carburant même celui de la concession du port. S’il a pu défier toutes ces entités sociales, on doit lui montrer que nous sommes des intellectuels. Maintenant son combat c’est d’agenouiller notre mouvement mais il va échouer. Mais je vous rassure que les combats ne finiront pas de la même manière »a-t-il indiqué.

Quoi qui arrive, Aboubacar Soumah a demandé à ses collègues de ne pas céder aux intimidations du gouvernement  «  Alors mes camarades, si vous reprenez les cours, on aura échoué dans la misère et dans la précarité. Éternellement notre lutte serait vainpour toute notre vie »

Dorénavant, le porte-drapeau du SLECG demande aux enseignants du public qui continuent de dispenser les cours dans les privés de jeter l’éponge pour que leur mot d’ordre soit effectif.

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