Violation des droits de l’Homme : une plainte de l’opposition dirigée contre l’Etat guinéen

Banniere CBG

L’opposition républicaine a décidé ce  jeudi, 1er Novembre 2018 d’introduire un recours judiciaire contre l’Etat guinéen pour violation des droits de l’homme depuis l’avènement de la troisième république.

Après  maints recours devant les juridictions nationales, le chef de file de l’opposition guinéenne et ses pairs se sont dirigés vers la commission de la CEDEAO (Communauté Economique pour le Développement des Etats d’Afrique de l’Ouest) où ils ont déposé une plainte au siège de la dite institution à Conakry.  Ce, pour obtenir la sanction des auteurs des tueries survenues à l’occasion des manifestations politiques.

La classe politique de l’opposition et les victimes de répression estiment que «  la Guinée est défaillante en matière de respect de ses engagements communautaires et des normes de la CEDEAO ».   Selon les auteurs du recours, le pays d’Alpha Condé est un mauvais élève en matière de promotion et de protection des droits de l’Homme et du respect des principes démocratiques et de l’Etat de Droit.

 « On demande au président de la commission de constater les manquements que nous avons signalés ensuite inviter la République de Guinée à se mettre en conformité. Si l’Etat de Guinée ne se met pas en conformité, que le président de la commission demande à la conférence des Chefs d’Etat de prononcer des sanctions contre la République de Guinée ou à défaut de saisir la Cour de justice de CEDEAO pour un recours en manquement », a indiqué dans la presse, maître Amadou Diallo, député de l’opposition.  

Ecœuré contre les nombreuses tueries des citoyens dont se livrent souvent les forces de l’ordre à l’occasion de chaque manifestation politique, le porte-parole de l’opposition Dr FayaMillimono, a fustigé l’impunité des coupables : « Nous espérons que l’Etat guinéen soit condamné pour violation du droit communautaire parce que nous avons des engagements internationaux, nous avons ratifié des traités et conventions que nous sommes tenus de respecter. Il faudrait que l’Etat guinéen s’explique devant la communauté de la CEDEAO ».

A suivre…

 Therno Amadou Oury BALDE

Réagir