Guinée/Crise sociopolitique: le Bloc Liberal fait recours à la grève de la faim.

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Le parti bloc liberal compte organiser une grève de la faim dans les prochains jours pour protester contre la crise actuelle qui secoue le pays.L’annonce à été faite ce lundi 26 novembre 2018 aucours d’une conférence de presse organisée par le parti à la maison commune des journalistes à coléah.

Face à la crise qui secoue la Guinée depuis plusieurs mois,le president du Bloc Libéral Dr Faya Millimono a indique que son parti envisage d’organiser une grève de la faim pour exiger du gouvernement à négocier avec le SLECG pour la reprise des cours dans les écoles et à la démilitarisation de l’axe.

 » Il faut que le gouvernement se mette autour de la table avec le syndicat pour que nos enfants reprennent le chemin de l’école. Si cela ne se fait pas, le Bloc Libéral entamera dans les jours qui vont suivre une action à poser parce que, les enfants doivent être en classe. Si le gouvernement continue à faire la sourde oreille, nous entamerons une grève de la faim. » indique Faya Milimono

Parlant de la militarisation de l’axe les membres du BL entendent faire la même chose.

 » la militarisation de nos quartiers est contraire à notre constitution et contraire à nos lois. Dans notre constitution, deux articles prévoient les situations dans lesquelles l’armée peut intervenir, l’armée peut avoir un pouvoir sur les civils. C’est lorsque nous sommes en situation d’état d’urgence, état de siège, lorsqu’il y a une déclaration de guerre. Aujourd’hui, aucune de ces situations n’est en place mais nous avons des militaires dans nos quartiers obligeant les citoyens à aller au lit à 20 heures. C’est une autre dérive contre laquelle nous ferons cette grève de la faim. Non seulement pour le retour de nos enfants à l’école mais également pour la démilitarisation de nos quartiers… »

À rappeler qu’en 2014 également Dr Faya Millimono et d’autres activistes avaient observé une grève de la faim devant le Palais du peuple de Conakry pour exiger la démilitarisation de la localité de Womé, à N’zérékoré.

Salima Première Diallo

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