Guinée: « Nous sommes dans un pays qui ressemblerait à une jungle » Dixit Fodé Oussou

Banniere CBG
Dispersés à coup de gaz lacrymogènes ce jeudi 29 novembre 2018, le vice président de L’UFDG Fodé oussou fofana n’a pas hésité de montrer sa colère devant les partisans de l’opposition républicaine. Tout d’abord, il indique aux militants et aux sympathisants de ladite oppositions qu’ils ne vont pas céder aux intimidations. Dans la même lancée, il dit:

« Nous sommes dans un pays qui ressemblerait à une jungle car, les gens ne comprennent pas la différence entre information et autorisation. Les partis politiques ont une seule obligation, c’est celle d’informer aux autorités en disant que nous avons envie d’exercer un droit qui est constitutionnel. Un gouvernement démocratique ne peut pas communiquer devant le monde en disant que toutes les manifestations restent n’ont autorisées. Ça c’est un gouvernement hors loi, indique fodé oussou fofana devant ses pairs qui l’entourent. 

Aujourd’hui je trouve ridicule que chaque fois que nous tentons de manifester, la police, la gendarmerie et l’armée viennent s’en prendre à nous à travers le gaz lacrymogènes. On les a vu même avec des armes de guerre » a-t-il un pointé d’un doigt accusateur.
Poursuivant son intervention, il précise, « On n’était même pas arrivé au lieu indiqué pour le départ de cette marche. Mais on a bougé juste, on a vu les gens là arriver avec une haine  qui pouvait même tuée en montrant comme si nous n’avons pas d’opposition dans ce pays » fustige l’honorable fofana.
Alors qu’est ce que le président Alpha condé souhaite avoir comme image, se pose t-il la question.  Tout en indiquant cela, il ne devrait pas se comporter ainsi car lui aussi à manifesté et les manifestations n’ont pas commencées aujourd’hui, explique le vice président.
« Dans un pays normal, lorsqu’on enregistre des morts dans des pareils circonstances, en tant que premier responsable, c’est d’adresser un message à la Nation. D’ailleurs la même chose n’est pas fait seulement aux opposants. Les syndicats aussi sont victimes à chaque sortie. L’objectif du gouvernement est de nous intimider, nous empêcher dans la réclamation de nos droits. Mais retenez que l’opposition va bientôt vous donner d’autres dates de manifestations car, nous contunierons  toujours tant que les droits humaines ne sont pas respecté, la démocratie n’est pas respectée. Nous profitons de l’occasion pour dire à Alpha condé, à tiégboro, à la police, la gendarmerie et à l’armée, que nous n’avons pas peur des intimidations ». A martelé le parlementaire.

Abd Akila pour oceanguinee.com

Réagir