Ministère de la fonction publique, de la reforme de l’Etat et la modernisation de l’Administration : Billy Nankouman Doumbouya présente le bilan de son département

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Le Ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration a conféré avec les hommes de médias ce lundi, 06 mai 2019.

A l’occasion de ce cette traditionnelle conférence de presse des membres du gouvernement, le ministre Billy Nankouman Doumbouya a mis l’accent sur la présentation du bilan de son département et annoncé les perspectives de l’année en cours.

Au lendemain de la présidentielle de 2010, a déclaré le chef du département de la fonction publique, les autorités de la 3ème République ont hérité d’une situation économique difficile, caractérisée par un déficit budgétaire important avec à la base une déliquescence des institutions de l’Etat.

«  A l’arrivée du professeur Alpha Condé au pouvoir en 2010, l’organisation et le fonctionnement de l’administration publique présentaient des handicaps majeurs au rang desquels on peut citer : l’existence de nombreux dysfonctionnements dus, pour une grande partie, à l’inadaptation des normes d’organisation et de fonctionnement de l’administration, les conflits de missions et d’attributions entre les organisations et les structures des différents ministères », a expliqué le Ministre de la Fonction Publique, de la Réforme de l’Etat et de la Modernisation de l’Administration.

Eu égard à ces constats a-t-il indiqué, « les actions d’amélioration réalisées par le gouvernement ont permis au cours de la période écoulée (2011-2018) de parvenir aux résultats suivants : l’amélioration des normes d’organisation et de fonctionnement de l’administration publique à travers une révision de la loi L029, portant principes fondamentaux d’organisation, de fonctionnement et de contrôle des services publics et datant de 2001, et son remplacement par la loi L/2018/025, portant organisation générale de l’Administration publique ; la rationalisation de l’organisation des ministères à travers la conduite d’un processus d’arbitrage en vue d’harmoniser les textes d’attribution et les décrets organiques des différents ministères ».

Ce n’est pas, le ministre de la Fonction Publique est revenu aussi sur la gestion des ressources humaines : « il a été introduit en Guinée le Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti (SMIG) fixé à 440 000 ; la suppression de la RTS pour tous ceux qui sont payés à moins d’un million ; les salaires de base ont fait l’objet d’une augmentation de près de 200% entre 2010 et 2017. A titre d’exemple, un fonctionnaire de la hiérarchie A, engagé au grade 1, échelon 1, avec un indice de 1100 percevait en 2010 comme salaire de base un montant de 569 800. Le même fonctionnaire classé dans la même catégorie, bénéficie d’un indice 1540 dans la nouvelle grille élaborée en 2016 et bénéficie en 2017 d’un salaire de 1 586 200 francs guinéens. Soit son salaire de 2010 multiplié par 3 en 8 ans (…) La réalisation de l’opération de recensement biométrique des fonctionnaires et des contractuels permanents en 2014, qui a permis de reverser au trésor public plus de 30 milliards de francs guinéens et dégager du fichier plus de 11 000 agents qui percevaient indûment le salaire ».

Par ailleurs, il inscrit parmi les perspectives de  gestion de l’administration publique, la mise en œuvre du projet de Charte de la déconcentration, le projet de déconcentration de la gestion des ressources humaines dans les ministères de la Sécurité, de la Santé  ainsi que la poursuite de la mise en cohérence des organisations des ministères, à travers l’harmonisation et la validation des décrets organiques dans les départements, la réalisation d’un programme d’amélioration du cadre de gestion des ressources humaines de l’Etat.

Thierno Amadou Oury BALDE

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