Menace des magistrats pour la levée de l’immunité parlementaire de l’honorable Damaro : Ousmane Gaoual Diallo éclaire ses propos

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Lors d’un entretien accordé à nos confrères venus pour la couverture médiatique mercredi au QG de l’UFDG, le député uninominal de Gaoual s’est prononcé sur le refus de l’Assemblée nationale de lever l’immunité parlementaire de l’honorable Damaro Camara. 

Donnant des explications a ce sujet, à l’opposant de dire : << c’est le bureau du parlement qui a une composition très déséquilibrée >> avec trois représentants de l’UFDG et deux de l’UFR dans une équipe de 19 personnes qui décide à la place des députés. Tout à fait conforme à la procédure en la matière.

Même si on était sollicité pour donner notre avis, à titre personnel indique-t-il, j’aurais voté contre. « Ce n’est pas parce que je suis d’accord avec Damaro, loin de là. C’est quelqu’un qui a des idées extrémistes que je combats régulièrement dans les médias. Mais, je considère que le député doit se sentir en sécurité dans quelle que circonstance que ce soit dans un pays qui est très enclin à la dérive dictatoriale », dit-il.

« Je sais aussi que quand j’ai été incriminé, je n’ai pas bénéficié de cette attention des magistrats. Ils n’avaient même pas eu besoin de solliciter la levée de mon immunité. Ils se sont perdus dans des forfaitures, dans des mensonges, en inventant un flagrant délit 10 jours après les faits qu’ils ont rapportés », rappelle le patron de la communication de l’UFDG.

Plus loin, l’honorable Ousmane Gaoual Diallo insiste sur le fait que l’homme farouche d’Alpha Condè à révélé quand même le mode de fonctionnement de notre justice actuelle.

« Je peux rappeler à ces magistrats qu’il y a cent jeunes guinéens qui sont assassinés, on attend toujours que les tribunaux se bougent pour aller rechercher les commanditaires et les auteurs. Je peux rappeler aussi que c’est en leur sein qu’on a trouvé les complices de la forfaiture électorale que les guinéens sont en train de vivre aujourd’hui. Ils sont à l’origine de l’exacerbation de la crise politique et sociale. C’est aussi sous leur regard que les discours les plus extrémistes qui touchent l’unité nationale et stigmatisent les communautés, sont en train d’être prononcés sans qu’ils ne se bougent. S’ils se battaient aujourd’hui pour être une institution indépendante, ils auraient eu notre concours. Mais qu’ils agissent véritablement et cela commence par leur prise de conscience. Il faut qu’ils se réveillent maintenant et qu’ils ouvrent les dossiers des assassinats politiques sous le magistère d’Alpha Condé. Pourquoi veulent-ils poursuivre Damaro pour une diffamation alors qu’ils ont des dossiers criminels qui attendent d’être instruits», fustige l’honorable Ousmane Gaoual Diallo.

Abd Akila pour oceanguinee.com 

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