Guinée/Mory Sangaré aux enseignants contractuels : « Ce n’est pas le ministère de l’éducation nationale qui recrute… »

Banniere CBG

Le ministre de l’éducation nationale et de l’alphabétisation sort de son silence pour répondre aux enseignants contractuels de Guinée qui exigent leur intégration à la fonction publique sans concours, ni test, avant les examens nationaux.

A l’occasion de sa rencontre en début de semaine  avec la coordination nationale  des enseignants contractuels de Guinée (CNECG), Mory Sangaré a dégagé la responsabilité de son département  sur la situation des contractuels.

« C’est le ministère de la fonction publique seule qui est habilité à engager un enseignant en qualité de fonctionnaire. Ce n’est pas le ministère de l’éducation nationale qui recrute. Je l’ai dit et redit….Nous, nous avons pris vos dossiers pour vous privilégier puisque nous sommes ensemble, vous avez travaillé avec nous. Nous avons pensé que s’il doit y avoir un recrutement, la priorité devrait vous être accordée. C’est tout ce que nous avons fait en votre faveur que nous pouvons faire ».

Si le recrutement était dans nos prérogatives poursuit il, « peut-être qu’on l’aurait fait tout de suite. Ce que je gère, la fonction publique recrute les meilleurs parmi vous et par arrêté et met ces enseignants-là à la disposition du ministère de l’éducation nationale pour être en classe. Si vous vous fâché contre nous, vous vous êtes trompé de porte ».

« La dernière fois vous êtes venus avec une liste de 7000 enseignants contractuels, c’est vous qui les avez recensés, vous avez dit qu’il faut que l’on prenne cette liste-là en compte parce que c’est les vrais contractuels. Après comparaison, il y avait des gens dont les diplômes ont été jugés faux, qui avaient été ramenés par ces contractuels et il y avait d’autres qui ne s’étaient jamais manifestés et qui n’ont leurs noms ni sur la base des données du ministère de l’éducation, ni sur la liste des gens qui avaient bénéficié de la prime d’accompagnement au niveau du ministère du budget », a-t-il déploré.

Cependant tranche le ministre, ceux qui ont des faux diplômes, on ne les prendra pas.

«  Ceux qui ont des vrais diplômes vont attendre le recrutement et les nouveaux aussi ne seront pas pris avant d’authentifier leurs diplômes » a confié  le ministre de l’éducation nationale.

Thierno Amadou Oury BALDE

Réagir