Mandian Sidibe lance un défi au président Alpha et adhère aux idéaux de Tiken Jah

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« Que Monsieur Alpha Condé veuille nous parler aussi de ses origines, sans détours ni contours. »

J’adhère à la chanson de Tiken Bah Fakoly qui collent des démences à Monsieur Alpha Condé. Seul un dément pourrait se réjouir d’avoir endeuillé des dizaines de familles, en se cachant derrière une certaine ethno-stratégie, alors que ses origines sont douteuses.

Je suis Malinké de Kouroussa. Mon village s’appelle Kamatimadia, relevant du district de Bokoro et de la Sous-préfecture de Sanguiana. Ma mère s’appelle Saran Camara.

Le village de ma mère est Moussaya, situé sur la route nationale Conakry-Kankan, à 20km de Kouroussa-centre. C’est à Moussaya que j’ai fait mes études primaires, inscrit dans la même classe que l’ancien ministre Aboubacar Sidiki Koulibaly du Contrôle Économique, dont le papa, Monsieur Moustapha, était notre maître durant tout notre cycle primaire.

Mon grand-père paternel s’appelle Foulamady Sidibé et mon grand-père maternel répondait au nom de Lancéi Camara, ancien tirailleur sénégalais. Ma grand-mère paternelle est Odia Camara et ma grand-mère paternelle, elle, c’est Alamako Condé, dont le village s’appelle Balan, dans la Sous-préfecture de Kiniéro.

Mon dynamique papa se nomme Fodé Sidibé dit Douty. Il e est né à Kamatimadia en 1940. Il vit toujours à Kamatimadia. Tous les vrais guinéens et tous les vrais ressortissants de Kouroussa connaissent ma famille et particulièrement mon père, que les gens nomment affectueusement « Douty Woulen », allusion faite à son teint qui le rapproche des bancs.

« Que Monsieur Alpha Condé veuille nous parler aussi de ses origines, sans détours ni contours. »

Ces Guinéens qui sont morts constituent des héros nationaux dont on doit honorer les mémoires. Ils sont tombés sur le Champ d’honneur, sous les balles lâches d’un apatride.

Mandian SIDIBE
Journaliste exilé à Paris

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