Pita : Plus de 800 millions FG investit pour la construction du nouveau collège de Horé Oury à Timbi-touny

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Construit dans l’enceinte de l’école primaire de Horé Oury centre, cette nouvelle infrastructure scolaire comprend  4 salles de classes, deux directions et un bloc latrine dans une cours de 500mètres linéaire. Le coût de réalisation est estimé à plus de 800 millions FG entièrement financé par Elhadj Ibrahima Yaya Bah, un fils ressortissants de la localité avec l’appui des autorités.

Alors que le collège le plus proche de Horé oury était à une douzaine de kilomètres. Toute chose qui entrainait l’abandon scolaire de plusieurs enfants dès la sixième année.

Cependant, le District de Horé oury relevant de la Sous-préfecture de Timbi-touny se trouve à 28 kilomètres à l’Ouest de la commune urbaine.

La semaine dernière, le préfet de Pita, Kalidou Keita accompagné du directeur préfectoral de l’éducation(DPE) de Pita, Abdoulaye Barry alias koto Barry, a procédé à la remise provisoire de ce collège de proximité.

A  cette occasion les citoyens résidents et ressortissants du district de Horé oury ainsi que les autorités Sous-préfectorales se sont fortement mobilisé.

Plusieurs discours ont ponctué la rencontre.Mamadou Bah, représentant de la jeunesse a rendu un hommage mérité à Mamadou Bailo Barry, ancien président de la jeunesse décédé la semaine dernière en Afrique du Sud des suites d’un arrêt cardiaque. Ce dernier s’est fortement investit pour le progrès de leur district. Notamment à travers la création d’une plate-forme par laquelle tous les fils et toutes les filles de Horé oury ont conjugué le même verbe pour contribuer au bien-être de la localité. Il a par ailleurs souligné que son district compte cinq écoles primaires à savoir : Toubou, Saran, Diabéréyaré, Bendékouré et l’école primaire du centre.  

Le DPE de Pita a vivement félicité et encouragé les populations de Horé oury pour les efforts fournis pour l’éducation des enfants. Car, selon Abdoulaye Barry, ouvrir une école c’est fermer des prisons.

Il encourage les parents à inscrire massivement les enfants à l’école et surtout de tout faire pour les permettre de continuer les études jusqu’à obtenir leurs diplômes.

« Un collège ne peut pas exister sans les élèves et les enseignants. Je ne peux pas vous envoyé des enseignants si vous n’avez pas un effectif d’au moins trente élèves au collège. Puisque nous avonsau total cinq écoles primaires qui entoure le collège, faite tout pour avoir beaucoup d’admis à l’examen d’entrée en septième. Nous ferons notre mieux pour le bon fonctionnement de ce collège. Ce pendant vous avez aussi votre part de responsabilité » a indiqué M Barry. Avant d’ajouter que le constat à Pita est que beaucoup d’enfants sont inscrits en première année mais en sixième année l’effectif devient très faible.

Pour sa part, le préfet Keita, remercie les sages, les jeunes et les femmes de Horé oury pour les efforts qu’ils ne cessent de fournir pour la paix et le progrès de cette localité. Pour lui, l’éducation c’est l’avenir du pays comme le dit un adage tant vaut l’école tant vaut la nation.

M. Keita n’a pas manqué de féliciter Elhadj Ibrahima Yaya tout en encourageant d’autres à lui emboiter le pas.

Pour lui, un jeune maçon, menuisier, agriculteur ou autre doit savoir lire et écrire en français afin qu’il puisse bien s’épanouir dans son domaine. Puisque le monde évolue et la Guinée aussi.

Dans la même journée, le préfet accompagné de ses proches collaborateurs a procédé au lancement d’une campagne de reboisement à Gadha Koubi, un district situé à 5 kilomètres de la commune urbaine. Une manière pour l’association des ressortissants de Pita appuyé par les autorités de lutter contre la déforestation. Quand on sait que cette préfecture est l’une des localités où la dégradation de l’environnement est très poussée. Notamment à travers la production du charbon, des briques cuiteset autres feux de brousse sans oublier la pratique de l’agriculture sûre-brûlis très répandue dans la zone.

Alhassane Barry

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