Alpha Condé se défend : ‹‹ je n’ai jamais instrumentalisé l’ethnie ››

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Le locataire du palais Sékhoutoureya, Alpha Condé était l’invité des deux médias  Internationaux, à savoir France 24 et la Radio France internationale ( RFI ) aujourd’hui Mardi 06 octobre 2020.
Demandant au soutien du parti au pouvoir, le RPG, s’il se sentait moins isolé depuis la décision de son homologue, Alassane Dramane Ouattara, de se porter candidat pour le troisième mandat, Alpha Condé comme il est sur le même chemin que son homologue, dit qu’il est libre de son choix.
« Je remarque qu’il y a des présidents qui font 4 ou 5 mandats, ils ne sont jamais critiqué. Mais nous on nous critique pour 3 mandats. Alassane Ouattara c’est mon frère. Il est libre de son choix et je n’ai pas à le commenter », s’est-il voulu moins bavard.
Face aux accusations sur sa position ethnique, Alpha Condé s’est défendu comme un guerrier de mot pour sortir clair.
« Je n’ai jamais instrumentalisé l’ethnie. Moi je suis malinké. Mais je parle mieux le soussou que le Malinké. Sekou Touré (Premier président guinéen, ndlr) était malinké mais j’étais son plus grand opposant et il m’a condamné à mort », s’est justifié le président sortant.
Après 44 ans passées à défendre les acquis démocratiques en Guinée, l’opposant historique de Guinée, Alpha Condé a été élu président de la République le 21 décembre sur une constitution qu’il a juré de respecter et de faire respecter, et qu’en cas de parjure, qu’il subisse les rigueurs de la loi, après l’adoption d’une nouvelle constitution qui lui permet d’être président, Alpha Condé décide encore de chercher le pouvoir. Une décision qui est rejetée en bloc par son opposition qui l’accuse de vouloir mourir au pouvoir.
Abd Akila pour oceanguinee.com
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