Arrestation d’Alpha Condé en 1998: Ibrahima Kalil Konaté (K²) charge Kassory et Koureissy

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L’ancien ministre de l’éducation nationale, Ibrahima Kalil Konaté (K²) a-t-il à travers son ouvrage ouvert la porte des griffes contre lui au sein de sa famille politique ?

Et pourquoi c’est seulement après les élections législatives et présidentielles que ce livre est publié ? Et pourquoi surtout sa sortie n’a été effectuée qu’à quelques jours de la mise en place du nouveau gouvernement ? A-t-il remué des plaies longtemps oubliées et qui semblaient être guéries, pardonné ou oublié ?

Dans son nouvel ouvrage intitulé : la détention arbitraire d’Alpha Condé, l’ancien ministre K² mentionne dans forme claire l’actuel premier ministre, Ibrahima Kassory Fofana et de Dr Sékou Koureissy Condé, à l’époque ministre de la Sécurité comme responsable de l’arrestation arbitraire de l’actuel locataire de sekoutoureyah.

D’après lui (l’auteur du livre), à la page 16-17 et 18 « le Président Conté avait longtemps décidé de l’arrestation du Professeur Condé, mais Alseny René Gomez n’a jamais voulu le faire directement », peut-on lire à la page 16 de l’œuvre. Et de poursuivre :

 

« A la nomination de Sékou Koureissy Condé comme ministre de la sécurité, celui-ci a décidé de s’acquitter de la tâche à laquelle le président Conté était fortement attaché. Ainsi, Le ministre Ibrahima Kassory Fofana, qui se considérait comme le dauphin, a convaincu Conté que Sékou Koureissy Condé s’engageait à le faire. Dès la nomination de ce dernier, une vaste campagne de désinformation fut minutieusement orchestrée »

Avant de poursuivre à la page 18 en ceci :
« A sa prise de fonctions, Koureissy Condé a affirmé qu’il était capable d’arrêter le Professeur Condé. Il a ajouté que ce qu’Alseny René Gomez n’a pas pu faire, lui il pouvait le faire… Il se rendit à Kouroussa (le 14 décembre 1998) pour y annoncer que le Professeur Condé serait arrêté. Il en fut de même à la veille de son voyage à Boké, au point que beaucoup de ses compagnons demandèrent l’annulation de cette étape ; ce qu’il refusa bien sûr », rapporte t’il à la page 23.

Des révélations non des moindres. À l’école croire, « Le ministre de la Sécurité Sékou Koureissy Condé et son mentor Ibrahima Kassory Fofana étaient les plus acharnés…Kassory Fofana avait fait une OPA (offre publique d’achat) sur l’État et l’Administration. Il avait tissé une véritable toile d’araignée sur l’appareil d’État. Pour lui, le Professeur Condé restait le seul obstacle à ses ambitions ». 

Et quand le Général a demander qu’Alpha Condé soit mis en résidence surveillée, on lui aurait répondu qu’il y a mieux à faire pour se débarrasser de l’encombrant. « Ils disaient détenir des preuves irréfutables ». C’est ainsi que Lansana Conté aurait donné son feu vert pour la mise en route de la machination.

 

« Kassory Fofona, après sa disgrâce, avouera que c’est sur son initiative que ce prétendu déguisement a été monté ». Et voici ce que l’actuel titulaire de la primature aurait confessé », a-t-il mentionner dans son ouvrage.
A quoi faudrait-il vraiment s’attendre après toutes ces révélations ?

Alas Toure

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