L’administration Biden prend ses distances avec « MBS » en le mettant en cause dans l’assassinat de Jamal Khashoggi

Dans un rapport rendu public à la demande du président, la direction du renseignement américain accuse le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed Ben Salman, d’avoir « approuvé » l’opération contre le journaliste et dissident saoudien en 2018.

FILE PHOTO: Saudi Arabia's Crown Prince Mohammed bin Salman attends a graduation ceremony for the 95th batch of cadets from the King Faisal Air Academy in Riyadh, Saudi Arabia December 23, 2018. Picture taken December 23, 2018. Bandar Algaloud/Courtesy of Saudi Royal Court/Handout via REUTERS/File Photo ATTENTION EDITORS - THIS PICTURE WAS PROVIDED BY A THIRD PARTY.
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L’implication du prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salman, dans l’assassinat en octobre 2018 d’un dissident, Jamal Khashoggi, faisait de longue date l’objet de nombreux soupçons. Mais la direction du renseignement national des Etats-Unis l’a officialisée en publiant un bref rapport, vendredi 26 février. Cette divulgation survient alors que le nouveau président américain, Joe Biden, souhaite « recalibrer » les relations avec l’Arabie saoudite, un allié de Washington particulièrement choyé pendant le mandat de Donald Trump.

Tirée d’un rapport jusqu’alors classifié rédigé par la CIA quelques semaines seulement après l’assassinat survenu dans le consulat saoudien d’Istanbul, la note se fonde sur l’omnipotence du prince héritier, connu également par son acronyme, « MBS ». « Nous estimons qu[’il] a approuvé une opération à Istanbul, en Turquie, pour capturer ou tuer le journaliste saoudien Jamal Khashoggi », déclare le renseignement national, qui chapeaute l’ensemble des agences américaines.

Avec lemonde.fr

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