1er MAI : Face aux stratégies staliniennes d’un système mafieux et dangereux, le mouvement syndical guinéen doit s’armer (Koundouno)

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1er MAI : Face aux stratégies staliniennes d’un système mafieux et dangereux, le mouvement syndical guinéen doit s’armer d’un plan de bataille pour sa survie !
La fête des Travailleurs, ou journée internationale de lutte pour les droits des
travailleurs, est le nom de plusieurs fêtes qui furent instituées à partir du xviiie siècle pour célébrer les réalisations des travailleurs.

La journée internationale des travailleurs et travailleuses, ce 1er mai, intervient dans un contexte particulier : plus d’un an après le début de la crise sanitaire adossée aux différents coups d’états perpétrés par le despote alpha condé les 22 mars et 18 octobre 2020 dans le sang contre la volonté du souverain par le bruit des armes et d’une répression systématique pour s’octroyer un troisième mandat illégal. Les travailleurs de Guinée et la jeunesse sont en première ligne face à ses crises et leurs conséquences sociales. Alors le satrape de Conakry et son patronat militant se préparent à nous faire payer leur « quoiqu’il en coute », plus que jamais, il est temps de nous doter d’un plan de bataille à la hauteur de la crise.

La date du 1er mai une institution de la lutte contre l’exploitation et les oppressions. Aujourd’hui, la journée internationale des travailleurs et travailleuses se tient dans un contexte particulier ou les travailleurs végètent dans une pauvreté aigue, l’exploitation abusive et d’une oppression systématique de toutes les libertés par un système corrompu, mafieux et dangereux pour le devenir des générations futures ou les droits élémentaires de l’exercice syndical sont menacés de disparaitre.

Une situation singulière, ces crises consécutives ont clairement conduit à un saut de la faillite de l’Etat, mais aussi renforcé les instabilités politiques et les contestations sociales. À travers le pays, l’Etat mafieux du coté des patrons et des grandes entreprises, ont systématiquement cherché à faire payer ces crises aux travailleurs et à la jeunesse, ont opté pour des stratégies toujours plus répressives et inhumaines.
Face à cela, On a tout de même pu voir des tentatives d’affrontement plus résolues, bien qu’isolées, elles ont eu le mérite d’exister et de constituer des démonstrations d’une marche à suivre pour la suite sur leur condition de travail mais aussi contre la répression patronale. Non, il est impossible de négocier avec un ennemi qui veut notre peau !
Ce 1er mai et les échéances à venir doivent constituer des points d’ancrages pour penser à l’union sacrée et la suite des opérations du monde syndical. C’est une nécessité à l’heure où les conséquences vont continuer à s’intensifier.

Ce qu’il nous faut aujourd’hui c’est relever la tête et poser des perspectives à la hauteur. À partir d’un programme d’urgence de rassemblement qui vaille la peine de se battre, en s’appuyant sur la meilleure des méthodes de luttes de ces dernières années en Guinée et dans le monde. Car dans la masse de ces attaques, on retrouve bel et bien un état d’esprit radical disposé à s’affronter à celles et ceux qui veulent nous imposer la précarité et la misère.

 

SEKOU KOUNDOUNO responsable des stratégies et planification du FNDC/Membre du Balai Citoyen/Membre AFRIKKI

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