Affaire Dadis Camara : De terribles accusations d’un journaliste ivoirien envers Cheikh Yérim Seck

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Cheikh Yérim Seck, pointé du doigt. Félix Bony est un journaliste-éditorialiste ivoirien. Le 4 mai dernier, soit au lendemain du décès de Béchir Ben Yamed, il a été interrogé sur Jeune Afrique. Globalement, il a rendu hommage au fondateur du groupe panafricain. Mais, au sujet des accusations de corruption formulées à l’endroit de Jeune Afrique, il balance notre compatriote Cheikh Yérim Seck, en relatant une scène qui eut lieu à Conakry, au lendemain de l’accession au pouvoir de Dadis Camara.
Se présentant comme témoin oculaire, il confirme les accusations de l’ex-chef d’Etat guinéen à l‘endroit de Cheikh Yérim Seck. Nous le citons. “J’ai été témoin d’une anecdote que je peux raconter. En Guinée Conakry, lorsque Dadis Camara est arrivé au pouvoir. Je suis parti faire un reportage pour mon journal. Je rencontre un journaliste de Jeune Afrique Yérim qui sort fâché. Lorsqu’on le salue il dit : +Vous allez rencontrer ce type, c’est un bouffon. Ce n’est pas la peine de rencontrer ce type, vous venez perdre votre temps à Conakry+. Lorsque je suis arrivé au camp où s’était retranché Dadis Camara, il nous reçoit et dit : +Mais voilà mon frère africain, vous êtes ivoirien. Vous, je vais vous donner l’information, tout ce que vous voulez. Par contre, ces escrocs, qui viennent de me quitter tout à l’heure, ils viennent me tendre une facture de 300 millions francs guinéens, soit 30 millions F Cfa pour faire un reportage. J’ai refusé. Je prendrai (cet argent) pour soigner et nourrir les Guinéens. Je n’ai pas cet argent à donner à un journaliste et je les ai chassés ici”.
Le journaliste ivoirien de poursuivre son récit : “Je rentre à Abidjan le samedi. Le lundi, je découvre sur Jeune Afrique la gueule que Dadis Camara n’aurait jamais souhaitée avoir dans un journal. A l’Intérieur, un Dadis Camara déconstruit dans toutes ses actions, dépeint comme jamais il ne pouvait l’imaginer. Et là Yérim, j’ai compris sa colère. Jeune Afrique s’est déversée sur Monsieur pour avoir refusé de prendre la facture”.
[…] La présomption d’innocence peut toujours être accordée au boss de “Yerimpost”. Non seulement ce qui est dit contre lui est très grave, surtout venant de la part d’un confrère de la presse internationale, mais pas plus tard qu’il y a une semaine, invité sur Sen Tv, Cheikh Yérim Seck a dénoncé les connexions entre certains patrons de presse sénégalais et le régime de Macky Sall. Timing !

Avec senenews.com

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