» Aujourd’hui, nous avons une responsabilité historique. Celle de transcender nos divergences pour sécuriser notre pays. » Colonel Assimi Goïta

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Dans son discours d’investiture, le président de la Transition s’est engagé à réduire le train de vie des institutions du pays. Pragmatique, il joint l’acte à la parole en annonçant que les 2/3 du fonds de souveraineté de la Présidence iront au financement d’infrastructures de base. Sur la question des élections prochaines, il a assuré qu’elles se tiendront à bonne date.

« J’affirme ma ferme détermination à relever les défis, mais tout cela n’est possible que dans la cohésion et la solidarité… mises à rude à épreuve. Il s’agit, sur la base de la feuille de route, de conduire la mise en œuvre des actions prioritaires nécessaires à la réussite de la transition, notamment l’organisation des élections, crédibles, justes, transparentes aux échéances prévues« , a-t-il martelé.

Il assure qu’il s’emploierait également à la réduction du train de vie de l’Etat. « D’ores et déjà, j’ai décidé d’allouer les 2/3 du fonds de souveraineté du président, soit 1 milliard huit cent millions FCFA annuels, aux œuvres sociales, sanitaires pour faciliter l’accès à l’eau potable et aux soins de santé primaire dans les zones désœuvrées de notre pays », a-t-il promis. »

Autre annonce forte : la poursuite de la mise en œuvre de l’accord pour la paix signé à Alger et parachevé à Bamako.

Concernant sa responsabilité,  il précise  : «  Aujourd’hui, nous avons une responsabilité historique. Celle de transcender nos divergences pour sécuriser notre pays, préserver son intégrité territoriale et créer les conditions d’un développement économique, permettant d’offrir un avenir meilleur à notre postérité ».

Le colonel Assimi Goïta a prêté serment comme président de la Transition, lundi 07 juin, devant la Cour suprême. C’était au cours d’une cérémonie solennelle qui a réuni au Centre internationale des conférences de Bamako plusieurs invités, dont les chefs de mission consulaire, ainsi que les représentants des organisations internationales.

« La cérémonie procède de la stricte exigence légale », a notamment expliqué le procureur général lors de son réquisitoire qui a précédé la prestation de serment. Le procureur a, par la suite, rappelé le parcours militaire éloquent du colonel Assimi Goïta.

Le bâtonnier général de l’ordre des avocats, Me Moustaph Cissé, dans son discours que le barreau du Mali « salue la Cour constitutionnelle à travers l’arrêt historique » pris le 28 mai dernier, confirmant le colonel Assimi Goïta comme président de la Transition. Le bâtonnier a appelé le nouveau président à s’attaquer aux « travaux herculéens ». Il s’agit, selon Me Cissé, entre autres, la lutte contre l’insécurité, la corruption, l’impunité ou encore l’incivisme.

Le colonel Assimi Goïta a été désigné, le 28 mai dernier par un arrêt de Cour constitutionnelle en qualité de président de la Transition. Ce même arrêt a constaté la vacance du pouvoir suite à la démission du l’ancien président de la Transition Bah N’Daw et du Premier ministre Moctar Ouane.

Aissata Keita

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