17 ex-militaires colombiens soupçonnés dans l’assassinat du président haïtien, Jovenel Moïse

Au moins dix-sept anciens militaires colombiens sont soupçonnés d’être impliqués dans l’assassinat du président haïtien Jovenel Moïse mercredi ont annoncé vendredi 9 juillet les hauts-commandements colombiens de la police et de l’armée.

«Deux (…) qui ont péri dans l’opération de la police (haïtienne) et 15 Colombiens dont nous sommes en train de vérifier l’activité (…) auraient appartenu à l’armée nationale» et se sont désengagés entre 2018 et 2020, a déclaré le général Jorge Luis Vargas, le chef de la police colombienne, lors d’une conférence de presse à Bogota.

Pour rappel, moins de 24 heures après l’assassinat du président Jovenel Moïse, Haïti est en état de choc. L’aéroport de Port-au-Prince est fermé et la frontière avec la République dominicaine bouclée. Le directeur général de la police, Léon Charles, a annoncé que «quatre mercenaires ont été tués et six autres interpellés».

Parmi ces derniers, figure un citoyen américain, a indiqué le ministre chargé des questions électorales, Mathias Pierre. Trois policiers, qui avaient été pris en otages, ont également été libérés. Selon Léon Charles, les combats se poursuivaient jeudi pour neutraliser les autres membres du commando qui a pénétré dans la résidence du président.

Certains auraient d’ailleurs «trouvé refuge dans deux bâtiments» à Port-au-Prince et étaient «encerclés par la police», a de son côté affirmé l’émissaire de l’ONU dans ce pays, Helen La Lime.

 

Barry Abdoul

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