La CNTG répond Abdoulaye Sow de la FESABAG

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Depuis un certain temps la CNTG à travers son premier responsable SG Ahmadou Diallo est victime d’accusations infondées, de calomnie et de discrédit de la part d’un syndicaliste Abdoulaye SOW Secrétaire Général de la FESABAG. De nos jours ces accusations sont de trop et risquent de souiller la réputation de la plus grande centrale syndicale tant sur le plan National qu’international.

– Considérant l’accord de CAMAYENNE scellant l’unité d’action syndicale entre la CNTG-USTG depuis 2006 ;

– Consciente de l’invite patriotique du CNRD pour le renforcement de l’unité d’action syndicale ce jour 18 Septembre 2021 lors de sa rencontre avec les centrales syndicales guinéennes etc…

Nous, membres de la cellule de communication de la CNTG assumons nos responsabilités a dorénavant apporter des précisions aux éléments d’accusation du syndicaliste Abdoulaye SOW sans pour autant vouloir hypothéquer le processus de l’unité d’action syndicale enclenché.

  • Concernant la question de la subvention accordée aux centrales syndicales où il affirme que le tout le montant est accordé à la CNTG seule. Ceci est faux sur toute la ligne car c’est en 2017 que le Ministère de l’Enseignement Technique de la Formation Professionnelle de l’Emploi et du Travail d’alors a eu à accorder au mouvement syndical guinéen une subvention annuelle, un peu en deçà de celle de la presse guinéenne. A l’époque le mouvement syndical était composé de dix 10 centrales syndicales et le partage de cette subvention devrait normalement obéir au seul principe de la représentativité. Ainsi donc les résultats issus des élections sociales de Mai 2015 devaient servir de boussole pour le partage au prorata de la représentativité. La CNTG avait 72.79% était classée 1ère suivie de l’USTG unifié et dirigé par Feu Louis M’Bemba SOUMAH 24.24%, 2ème et l’ONSLG 1.25% donc 3ème ainsi de suite. Il y’avait même de centrales syndicales sorties avec 0.00%. Vous faites le calcul et vous trouverez qui doit avoir quoi ? Naturellement la centrale syndicale la plus représentative devra rafler les 2/3 du montant en raison de son poids de représentativité.

Le syndicaliste SOW Abdoulaye qui s’agite le sait pertinemment car il fut l’un des secrétaires généraux adjoints de l’USTG d’alors. (Pour preuve voir ci-joint les résultats de ces élections sociales).

  • S’agissant de la participation des syndicalistes aux conseils d’administration de CNPSAE et INAMO, quand il dit que ces instances sont dominées à 75% de membres de la CNTG au nom de toutes les centrales syndicales…. Ça aussi, c’est une allégation inouïe, une mauvaise volonté notoire de la part de camarde Abdoulaye SOW en ce sens où il est l’un des membres du conseil d’administration de l’Institut National d’Assurance Maladie Obligatoire (INAMO) au nom de l’USTG. Tout d’abord, il faut comprendre que la participation dans les conseils d’administration était l’une des conséquences directes de la représentativité c’est-à-dire, une centrale syndicale devrait avoir au plus 20% de membres 3 dans une entreprise ou établissement aux élections sociales pour être considéré comme étant représentatif et être en même capable de dialoguer avec les partenaires sociaux sinon tu restes diluer dans l’une des centrales la plus représentative soit CNTG ou l’USTG.( voir code du travail en son article 323.5 dans le chapitre attributs des organisations syndicales). Puisque la CNTG et l’USTG étaient les plus représentatives avec un suffrage de plus de 20% , le gouvernement avait décidé depuis ce jour de collaborer et dialoguer sur les questions de travail avec la CNTG et l’USTG. Vous auriez dû comprendre beaucoup de nos actions en unité d’action commune inter centrale CNTG-USTG. Parlant des deux 02 institutions à savoir la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale des Agents de l’Etat(CNPSAE) et l’Institut National d’Assurance Maladie Obligatoire (INAMO), elles sont toutes crées en Mars et Avril 2014 pour la protection sociale des agents de la fonction publique en vue d’assurer leur retraite, une couverture sanitaire, leur assister pour des maladies professionnelles, de l’invalidité et allocations familiales. Les conseils d’administration de ces deux 02 institutions sont composés de 20 membres dont 10 cadres syndicaux et 10 membres du gouvernement. Le partage des dix 10 cadres syndicaux entre la CNTG et l’USTG a obéît au principe de la représentativité et même un peu biaisé car USTG a 4 et CNTG a 6 puisque le vrai calcul aurait donné autrement. N’étant pas associé à la sensibilisation des travailleurs à l’intérieur du pays autour du prélèvement des 5% du salaire des fonctionnaires et 2% de la pension de retraités qui, d’ailleurs avait connu une adhésion massive. Le camarade SOW a commencé une campagne de dénigrement et de diffamation à l’endroit de la CNTG auprès des médias. Alors que lui-même en tant que travailleur du privé cotise les 5% pour sa protection sociale à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) et ce il y’a plus de 30 ans de cela. On imagine, pourquoi alors vouloir priver les autres de leur droit qui constitue l’un des piliers fondamentaux du travail décent ? Chers lecteurs, vous comprendrez la mauvaise foi de ce soi-disant syndicaliste qui sabote cette réforme de sécurité sociale en faveur des travailleurs.
  • Quand Camarade Abdoulaye SOW dit que « l’inter-centrale CNTGUSTG n’a jamais existé en Guinée » voilà la réponse ci-après. A l’avènement de la 2 ème République en 1984, on a connu la naissance du pluralisme politique et syndicale en 1989. Ceci a permis l’émergence de toutes les premières centrales syndicales libres comme USTG (Union Syndicale 4 des Travailleurs de Guinée)crées en 1991, ONSLG (Organisation Nationale des Syndicats Libres de Guinée crées en 1994, UGTG crées en 1996 etc. Ces organisations syndicales toutes nées de la brave et mère centrale CNTG quand bien même les premiers responsables furent tous des cadres syndicaux formés au sein de cette Confédération Nationale des Travailleurs de Guinée. Il faut reconnaitre que toutes ces centrales Syndicales ont évolué séparément depuis leur création jusqu’en 2006. Et, cette époque qui connait la genèse des mouvements de Grève de Juin 2006 au Janvier-Février 2007 a connu la création de l’inter centrale CNTGUSTG élargie à l’ONSLG-UDTG-CGSL etc. Une unité d’action formalisée par un accord appelé l’accord de CAMAYENNE dans l’enceinte d’un hôtel de la place du même nom. Cette union sacrée pour les instigateurs a été facilitée grâce à la clairvoyance et la lucidité des 2 SG de la CNTG et de l’USTG d’alors à l’occurrence HADJA RABIATOU SERAH DIALLO et Feu Dr IBRAHIMA FOFANA. L’objectif principal de cette unité d’action inter centrale était d’amener ces leaders syndicaux d’alors de s’approprier des situations sociales et politicoéconomiques de notre pays, les analyser, proposer des alternatives de solutions idoines dans le souci de contribuer à l’avènement et la consolidation de la démocratie en Guinée. Cette unité d’action syndicale n’existait pas dans les documents de l’OIT encore moins nulle part en Afrique dans les instances sous régionales Africaines syndicales comme SATUC-EATUC en tout cas officiellement la CSI/AFRIQUE n’était pas encore née. Nous écrivons tout ceci et à titre de rappel pour ceux qui s’agitent aujourd’hui contre cette inter centrale CNTG-USTG qui est plus vielle que toutes les résolutions couchées dans les documents de la CSI/AFRIQUE et qui a priori inspiré l’OIT a en faire une ligne de conduite pour le monde des travailleurs organisés en organisations syndicales. Ceci est aujourd’hui une leitmotive inscrite en résolution phare de la CSI AFRIQUE lors de son dernier congrès tenu à ABUJA du 19 au 21 Novembre 2019, nous citons: Toutes les organisations membres de la CSI/Afrique sont appelées à renforcer l’unité d’action syndicale en attendant l’unité organique afin de galvaniser nos positions dans la défense des intérêts des travailleurs. L’Inter centrale CNTG-USTG est et demeurera dans cette dynamique, n’en déplaisent certains.
  • Pour ce qui est des acquis de la CNTG-USTG quand il ignore les efforts fournis pendant cette dernière décennie ! 5 L’une des voies les plus sûres pour la défense des intérêts moraux et matériels des travailleurs est la promotion du dialogue social tripartite et /ou bipartite, ce qui a permis à l’inter centrale CNTG-USTG élargie à d’autres centrales syndicales d’obtenir entre autres ce qui suit:
  • La fixation du SMIG à 440 000 GNF même étant faible de nos jours n’existait pas avant;
  • l’augmentation des salaires des fonctionnaires à plus de 120% pour illustration en 2010 le fonctionnaire le plus payé touchait 750 000 GNF (corps enseignant le mieux payé);
  • le rehaussement et la mensualisation de la pension des retraités de la fonction publique, ce qui n’était percevable qu’à chaque trois 03 mois;
  • Sur le panier de la ménagère l’obtention d’un accord syndical avec le gouvernement pour la flexibilité du prix du carburant en 2016 même s’il souffre pour le moment de son application;
  • l’accompagnement du gouvernement à travers le Ministère du Travail et de la Fonction Publique pour la réforme de l’administration en lien avec le recensement biométrique des agents de l’État en 2012 dont les résultats ont été la détection de plus de 6000 fonctionnaires fictifs. Cette opération a permis à l’État guinéen de récupérer une manne financière de plus de 11milliards GNF. Il faut dire sans nulle doute que ce montant faufilait à l’époque dans les mains des bandits à col blanc;
  • la participation à la révision du code du travail guinéen qui couvre et à la fois et le travail aussi les travailleurs;
  • la mesure d’accompagnement des agents de la fonction publique appelés à faire valoir leur droit à la retraite pour le paiement intégral de deux 02 mois de salaires;
  • la création en Mars et Avril 2014 des deux 02 institutions de sécurité sociale à savoir: la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale des Agents de l’État (CNPSAE) et l’Institut National d’Assurance Maladie Obligatoire (INAMO). Ceci pour aider les agents de l’État contre les risques de maladies, de vieillesse, d’invalidité, d’allocations familiales etc…
  • la création par décret en Aout 2016 le Conseil National de Dialogue Social dont son fonctionnement régulier est plaidé par l’inter centrale CNTG-USTG afin de structurer tous les débats liés au travail et les travailleurs et éviter les agissements de certains syndicalistes qui n’ont ni la qualité ni le mandat. Camarade Abdoulaye SOW qui, au lieu de 6 vaquer à sa vocation principale corporative s’attaque à la CNTG pour le seul besoin de nuire par jalousie ;
  • la formation des jeunes de l’inter centrale CNTG-USTG à travers des projets spécifiques de migration, de la protection sociale de travailleurs formels et informels et sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises en Guinée. Ces jeunes aujourd’hui qui font la fierté du mouvement syndical guinéen tant au niveau national qu’international etc.

Enfin vous comprendrez chers lecteurs que la CNTG est consciente des enjeux liés au syndicalisme en Guinée, des défis qui l’interpellent pour une défense responsable des intérêts des travailleurs, de nombreuses attentes des travailleurs pour l’amélioration constante de leurs conditions et cadres de vie. Nous faisons miennes des différentes recommandations issues de vos différentes analyses de tous les jours. Nous sommes conscients que notre salut est dans la main tendue à toutes les centrales syndicales à rejoindre la maison mère la CNTG afin de fédérer toutes les énergies pour redonner au syndicalisme son rôle régalien. Quelqu’un disait ” unis nous serons toujours forts”. C’est de ça il s’agit !!

VIVE LA CNTG VIVE L’INTERCENTRALE CNTG-USTG

VIVE LE MOUVEMENT SYNDICAL GUINEEN

VIVE LA SOLIDARITE SYNDICALE UNIS

NOUS VAINCRONS

La cellule de Communication de la CNTG

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