Effet Bano, personne n’en parle et pourtant c’est plus que nécessaire (Par Guillaume Hawing)

Banniere CBG

Depuis plus d’un an, les bacheliers de la session 2020 attendent leur diplôme. Ils attendent encore et encore et ils continuent toujours d’attendre.

Quand est-ce ils auront leur diplôme ? Pourquoi plus d’une année d’attente ? Où sont passés les diplômes ?

Combien de bacheliers ont perdu des opportunités à cause de ces diplômes ?
Combien de projets sont liés à ces diplômes qu’ils attendent depuis plus d’une année ?
Combien de voyages sont liés à ces diplômes ?

A cause du retard accusé dans la proclamation des résultats, les bacheliers de cette année session 2021, sont aussi confrontés à la même situation.

Combien de bacheliers ont postulé dans les universités et attendent les relevés pour faire des demandes de Visa ?

Combien d’élèves sont admis dans les classes préparatoires en France ou ailleurs et n’attendent que les relevés de note pour faire une demande de Visa ?

Est-ce qu’on ignorerait que beaucoup d’universités étrangères ont commencé les cours depuis début septembre et que nombreux de nos bacheliers postulants ont perdu leur admission et d’autres risquent aussi de perdre leur admission si rien n’est fait d’ici le 05 octobre ?

Un an sans les diplômes et sans aucune communication pour expliquer les causes du retard des diplômes. Les élèves et les parents n’ont que leurs yeux pour pleurer. Ça, c’est une première en Guinée !

Combien de rêves ont été brisés et sont en train d’être brisés par la volonté d’un seul homme ? Quand on a eu la chance d’étudier à l’extérieur et de revenir servir son pays, pourquoi être un obstacle pour les autres ? Peut-on imaginer la perte pour le pays ?

Les deux ans du Professeur Bano à la tête du département ont fait assez de victimes et continuent à faire des victimes.

En sa qualité d’enseignant chercheur, en sa qualité de Professeur d’université et Professeur en la matière, en sa qualité d’ex boursier au Canada, il pouvait faire éviter ça aux élèves. Il devait réaliser que les universités étrangères n’attendent pas que les postulants guinéens soient prêts avant de démarrer les cours.

Je n’ai pas compris et je ne pense pas comprendre un jour les deux ans de gestion du Professeur Bano. Pour moi, quand on a fait toute sa carrière dans l’éducation et quand on eu la chance de voyager et d’étudier à l’extérieur, on doit être pragmatique, anticipatif et proactif.

Les proches du Professeur Alpha Condé te diront que l’homme n’écoutait personne et qu’il pensait connaitre et maitriser tout. Les proches du Professeur Bano te diront que l’homme n’écoutait personne, qu’il sous-estimait tout le monde et pensait avoir le monopole de la connaissance. Ces genres de comportement ne sont pas sans conséquence.

Je finis en disant ceci : Tout homme est un Y situé entre X et Z . Tout homme a un maitre et un élève. On ne peut pas être le maître de tout le monde ni être l’élève de tout le monde.

Guillaume Hawing, Enseignant.

Réagir