Mali: La junte au pouvoir à son tour rappelle ses ambassadeurs, fermes ses frontières et qualifie les sanctions de la CEDEAO d’illégales et d’illégitimes

La junte Maliènne au pouvoir n’a pas tardé à réagir  face aux sevères sanctions de la CEDAO annoncé hier dimanche lors du sommet extrarodianaire organisé à cet effet.

A cette occasion, le pouvoir malien a dans un communiqué lu hier soir à la télévision nationale, annoncé le rappel de ses ambassadeurs en Afrique de l’Ouest et la fermeture de ses frontières terrestres et aériennes avec ses voisins de la Cédéao, tout en qualifiant des sanctions de l’organisation sous régionales d’illégales et illigétimes.

« Le gouvernement du Mali condamne énergiquement ces sanctions illégales et illégitimes » et rappelle ses ambassadeurs dans les pays de la Cédéao, affirme le communiqué lu à la télévision nationale par le porte-parole du gouvernement, en uniforme, le colonel Abdoulaye Maïga.

« Le gouvernement du Mali regrette que des organisations sous-régionales ouest-africaines se fassent instrumentaliser par des puissances extra-régionales aux desseins inavoués« , a-t-il ajouté.

A rappelé que ces mesures sanctions est la suite de la promesse non tenue du colonel d’organiser le 27 février des élections présidentielle et législatives qui auraient permis de renndre le pouvoir à un président civil démocratiquement élu.

La Cédéao, qui maintient les échanges commerciaux des produits de première nécessité, a aussi décidé de couper ses aides financières et de geler les avoirs du Mali à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

La proposition de la junte malienne d’organiser les éléctions présidentielles en décembre 2026 a été qualifiée de « totalement inacceptable » par la CEDEAO. Pour elle, cette proposition  » signifie simplement qu’un gouvernement militaire de transition illégitime prendra le peuple malien en otage au cours des cinq prochaines années ».

Pour Assimi Goïta et son administration, ils ne sont pas à ce jour capable d’organiser des élections présidentielle et législatives comme prévu en fin février, invoquant l’insécurité persistante dans le pays, en proie aux violences de toutes sortes: jihadistes, communautaires, de droit commun… Elle souligne la nécessité de réformes préalables pour que les élections ne souffrent pas de contestations, à l’instar des précédentes.

Nous y réviendrons.

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