Enseignement Supérieur: Quand le grade académique n’est plus un critère de nomination chez Diaka Sidibé (Par H. Marouane)

Enseignement Supérieur: Quand le grade académique n’est plus un critère de nomination chez Diaka Sidibé

A en croire plusieurs professeurs d’université, les dernières nominations effectuées par la Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation foulent carrément au sol les principes portant sur la nomination des cadres à la tête des Institutions d’enseignement supérieur.
Guineesignal12 févr. 2022Sources

A en croire plusieurs professeurs d’université, les dernières nominations effectuées par la Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation foulent carrément au sol les principes portant sur la nomination des cadres à la tête des Institutions d’enseignement supérieur.
Ni le grade, ni la qualité, ni l’expérience n’a été observé dans la désignation des nouveaux promus. L’enseignement supérieur c’est comme dans l’armée, en plus des diplômes acquis sur les bancs, l’accès aux postes au sein des universités et des instituts est régi par le décret 176 qui réserve les postes administratifs aux enseignants de rang magistral (professeur et maître de conférence).

Les nominations n’ont pas respecté ce principe, et la concordance entre les spécialités et les institutions de nomination des cadres. Par exemple, à l’université de Sonfonia, un des vice-recteur est biologiste et l’autre est agronome. Est-ce qu’à Sonfonia on fait biologie ou agronomie?

A l’université de Dalaba. On prend un littéraire pour diriger un Institut purement Vétérinaire.

A Faranah, c’est un agronome qu’on met de ce côté pour nommer une géographe dont l’époux est nommé aussi directeur d’une autre institution.

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On prend Professeure Djenab Diallo de l’ISSEG pour lui nommer vice-recteur à Kankan alors qu’elle a un grade académique plus élevé que le recteur lui-même.

Et pire, à la Direction Générale de l’Enseignement Supérieur, on nomme un novice. Quelqu’un qui est à son premier poste de responsabilité dans une administration.

Mais il s’agit de quelle refondation? C’est de l’anarchie totale, un manque de respect, indique notre source.

A la question de savoir quel impact négatif ce ménage pourrait avoir, il répond:

C’est une regrettable inversion des valeurs. C’est un recul à craindre. C’est le mérite qui doit être primé. Mais j’ai comme l’impression qu’on a pris un Club de 3ème division pour jouer en Ligue des champions. Imaginez la catastrophe!”, a-t-il lancé.

Bref, c’est une grande pagaille qui a caractérisé les derniers actes de Diaka Sidibé.

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