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Alpha Condé à propos de Mamadi Doumbouya : ce n’est pas lui qui l’a nommé à la tête des Forces spéciales

L’ancien président Guinéen était-il aussi dirigé à ce point ? En plus de ce qu’il a appelé ses trois erreurs qui ont peut-être conduits à sa chûte le 5 septembre 2021, Alpha Condé ressort d’autres sécrets et charges ses anciens proches. A en croire à Alpha Condé, ce n’est pas lui qui a nommé Mamadi Doumbouya, son tombeur et actuel président de la transition Guinéenne, à la tête des forces spéciales. Alors qui l’aurait nommé à la tête de ce groupe d’élite qui était censé être déployée à la frontière avec le Mali pour proteger la Guinée des attaques jihadistes ? Et pourquoi Ce groupe n’a jamais été à cette frontière, et qui l’avait maintenu au camp de Kaleya ?

Chez nos confères de jeuneafrique, et par le canal de François Soudan, Alpha Condé parlé:

 » …Mieux, à l’entendre (explique François Soudan), ce n’est Allui qui l’a nommé à la tête des Forces spéciales, une unité d’élite censée être déployée à la frontière avec le Mali pour protéger la Guinée des infiltrations d’éléments jihadistes, mais qui, en réalité, n’a jamais quitté son cantonnement de Kaleya, à 130 kilomètres de Conakry. « Le CV de Doumbouya ne m’a jamais été soumis ; si j’avais su que c’était un ancien légionnaire français, je ne l’aurais jamais choisi », confiait-il récemment à un visiteur« .

En plus de cela, l’ancien président charge ses proches en les accusant davoir maintenu ce groupe pour reprimer le soulevement de Ratoma (l’axe Hamdallaye-Bambéto-Kagbelen).

François Soudan explique:  » Ce ne serait pas lui non plus, mais un groupe de pression composé du Premier ministre Kassory Fofana, du ministre de la Défense Mohamed Diané, de son conseiller spécial Tibou Kamara et du général Namory Traoré, qui serait à l’origine de l’utilisation des Forces spéciales au cours de l’année 2019 pour mater la mutinerie de Kindia et réprimer le soulèvement de Ratoma – faisant en quelque sorte entrer le loup dans la bergerie de Conakry. À chaque fois, Alpha Condé aurait été mis devant le fait accompli. Une thèse qui, si elle s’avère, ne l’exonère pas du péché de naïveté ».

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