Ce dimanche 18 juin 2023, les électeurs et électrices maliens sont appelés à se prononcer pour un ” OUI” ou ” Non” à une nouvelle Constitution. Une première étape d’importance qui mène à la fin de la transition prévue pour février 2024 prochain. La Constitution, actuellement en vigueur, date de 1992, et a résisté à plusieurs tentatives de modification.
Ils sont plus de 8,4 millions d’électeurs qui vont se prononcer dès 8h de ce dimanche pour ce référendum. Par souci d’efficacité, les votants auront le choix entre un bulletin blanc, indiquant qu’ils soutiennent la nouvelle Constitution et un bulletin rouge pour dire « non » à cette nouvelle constitution.
Pour ces premières élections organisées par les militaires depuis le coup d’État qui a renversé le président malien Ibrahim Boubacar Kéïta dit IBK en août 2020, il y a plusieurs défis à relever. Parmi les défis, il y a l’organisation du scrutin référendaire sur tout le territoire national. Plusieurs mouvements armés impliqués dans un processus de paix, ont rejeté le projet de nouvelle Constitution et annoncé que le vote n’aura pas lieu dans les localités du nord qu’ils contrôlent.
A rappelé que les groupes jihadistes ont menacé d’empêcher le déroulement des opérations de votes à certains endroits, mais que le gouvernement de son côté, affirme que toutes les dispositions sont prises pour le déroulement du scrutin dans un climat pacifique et sécurisé. Depuis l’arrivée des militaires au pouvoir en 2020, c’est la première fois que le colonel et président de la transition Assimi Goïta fait face au jugement des urnes.
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