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Bataille pour Matignon: Mélenchon, «bien évidemment» prêt pour le poste de Premier ministre

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Le leader de La France insoumise a réaffirmé sur France 5 ce samedi être prêt à gouverner en cas de victoire du Nouveau Front populaire aux législatives, malgré les réserves dans son camp.

Droit dans ses bottes. «J’ai l’intention de gouverner ce pays», a affirmé avec vigueur Jean-Luc Mélenchon ce samedi 22 juin sur le plateau de l’émission C l’hebdo, sur France 5. Le chef de file de La France insoumise s’est dit «bien évidemment» préparé à briguer le poste de Premier ministre à l’issue des élections législatives des 30 juin et 7 juillet prochains, dans le cas d’une victoire du Nouveau Front populaire. «Je ne m’élimine pas et je ne m’impose pas. Je pense que c’est une formule qui est assez respectueuse du collectif», a-t-il ajouté.

Selon Jean-Luc Mélenchon, l’union de la gauche est une nécessité pour que ça ne soit «pas le foutoir, pas le bazar, pas l’Assemblée générale permanente, le pia-pia des gauchistes qui passent leur temps à s’engueuler entre eux» dans le pays.

Par sa déclaration, le leader de la gauche radicale a pourtant relancé le débat au sein de l’alliance de gauche sur le nom du candidat NFP pour Matignon, à une semaine du premier tour des législatives anticipées. Dans son camp, plusieurs voix se sont levées et s’opposent à une option Mélenchon Premier ministre. François Ruffin (LFI) a par exemple affirmé le 14 juin dans le Courrier picard que que le leader insoumis avait «raison de se mettre en retrait», son nom suscitant des «inquiétudes» lors des opérations de porte-à-porte pendant la campagne.

De son côté, la tête de liste PS aux européennes Raphaël Glucksmann a estimé ce vendredi que Jean-Luc Mélenchon ne serait pas Premier ministre. «Il ne faut pas parler comme ça trop vite. On va discuter», a insisté, en réponse, le leader de LFI. Le 12 juin sur France 2, il se disait déjà «capable» d’être Premier ministre en cas de victoire du NFP.

Un accord trouvé

Selon Jean-Luc Mélenchon, un consensus a été trouvé parmi les alliés de gauche pour que ce soit «le groupe parlementaire le plus important qui présente le candidat à la Primature». Le patron du PS Olivier Faure avait pourtant évoqué la nécessité d’un vote pour trancher quel serait l’éventuel Premier ministre de gauche. «Je ne connais pas d’autre façon d’arbitrer […] Je ne peux pas imposer un Premier ministre socialiste. Personne ne peut imposer un Premier ministre insoumis. La seule façon d’y arriver est de voter», avait-il développé le 18 juin sur BFMTV.

«Au moins c’est clair. Voter NFP c’est voter pour Jean-Luc Mélenchon à Matignon. Et pas une tête ne dépassera», a réagi sur X (ex-Twitter) le ministre de l’Industrie Roland Lescure, comme d’autres membres du camp présidentiel. Dans le camp de l’insoumis, plusieurs têtes ont pourtant fait savoir leur envie de devenir Premier ministre dans le cas d’une victoire du NFP, à l’instar du communiste Fabien Roussel et des insoumis Clémentine Autain et François Ruffin.

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