Guerre en Palestine : l’armée admet être en manque de chars, de munitions et du personnel
Pour la première fois, l'armée admet que de nombreux chars déployés ont été endommagés pendant la guerre contre la Bande de Gaza
C’est la première fois que l’armée israélienne le reconnaît. Elle est en manque de tanks, de munitions et aussi de personnel au sein de l’armée dans le cadre de son offensive meurtrière qu’elle mène actuellement contre la Bande de Gaza. C’est ce qui ressort d’une communication faite par l’armée israélienne devant la Cour suprême du pays ce lundi 15 juillet dernier.
Un grand nombre de chars ont été endommagés pendant la guerre depuis le 7 octobre dernier, explique ce document soumis à la Cour suprême. Le texte fait également état d’un manque de munitions et de personnel, sans donner plus de détails, rapporte le correspondant de la RFI à Jérusalem, Michel Paul.
Cet aveu intervient en réponse à une pétition demandant l’incorporation de combattantes dans le Corps des blindés de l’armée.
” Le nombre de chars opérationnels dans le corps est insuffisant pour les besoins de la guerre et pour mener des expériences de déploiement de personnel féminin“, a déclaré le journal, citant le document présenté à la Cour.
Selon cet article, que nous avons aussi consulté, le chef d’état-major de l’armée, Herzi Halevi, a décidé de retarder l’incorporation de personnel féminin à des postes de combat jusqu’en novembre 2025, en raison de cette grave pénurie.
Au moins 682 soldats israéliens ont été tués et plus de 4 100 autres blessés depuis le début du conflit à Gaza, le 7 octobre 2023, selon les chiffres de l’armée.
Faisant fi d’une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies exigeant un cessez-le-feu immédiat, Israël s’est attiré les foudres de la communauté internationale en poursuivant son offensive brutale contre la Bande de Gaza, débutée le 7 octobre dernier.
Près de 38 700 Palestiniens ont été tués depuis lors, principalement des femmes et des enfants, tandis que plus de 89 000 autres ont été blessés, selon les autorités sanitaires locales.
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