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L’Assemblée Générale du Réseau Environnement Bauxite (REB) tenue à Conakry

Par Morlaye Damba

Comme prévu, le Réseau Environnement Bauxite (REB) a tenu son Assemblée Générale annuelle, ce jeudi 24 juillet 2025, dans un réceptif hôtelier de la place, en présence des acteurs miniers venus de plusieurs horizons. Une assemblée qui a réunie les membres du réseau, les autorités Guinéennes, le CA de la chambre des Mines de Guinée et des partenaires techniques et financiers de la Guinée.

Le Réseau Environnement Bauxite (REB), sous l’égide de la chambre des mines, une initiative des sociétés minières évoluant dans la zone spécifique de Boké qui a pour vocation de garantir une exploitation de la Bauxite qui respecte l’environnement, soutien les communautés locales et contribue au développement durable de la Guinée a tenu cette assemblée générale

Aissatou Bobo Diallo présidente du Réseau Environnement Bauxite à dans son discours décliné les objectifs futurs du REB et magnifié son mandat à celui d’une mission réussie.

« La vision de ce réseau est de promouvoir des impacts cumulatifs à travers la conservation des services écosystémiques, de la biodiversité et des intérêts des communautés locales.

Cette vision est bien la sortie d’une mission qui a amené toutes les entreprises minières inconnues dans la zone bauxitique à collaborer avec ses parties présentes, les partenaires de développement, pour la gestion de ces impacts cumulatifs. Pendant ces deux années, nous avons vécu un mandat riche en expériences et en défis.

Notre engagement collectif a permis de surmonter les défis majeurs pour atteindre 58% de nos objectifs planifiés. Parmi les résultats, je suis très ravie de vous partager les principaux que nous avons pu atteindre. Vous allez noter qu’aujourd’hui, sur le plan de renforcement de la collaboration du secteur minier auprès des organisations nationales et internationales des ONG, l’Europe est devenue un catalyseur.

Nous sommes présents auprès des partenaires de l’État, des organisations dans le cadre du développement des stratégies et des programmes nationaux. Parmi lesquels, je pourrais vous citer notre contribution ces deux dernières années. Nous avons participé dans tout le processus de la mise en œuvre des outils de tarification du marché du carbone à Guinée à travers le ministère de l’Environnement.

Nous avons contribué également à la mise à jour pour l’élaboration d’un plan de gestion des arbres protégés à Guinée. Le fonctionnement également d’un comité qui est désigné au niveau du ministère de l’Environnement, qui est appelé la minimisation et l’atténuation des impacts sur la biodiversité et les services écosystémiques, dénommé le CNCIP. Nous avons également contribué au programme de développement pour la mine et environnement appuyé par la Banque mondiale auprès du ministère de l’Environnement.

Sur le plan environnemental et de la biodiversité, nous avons développé un manuel de la réhabilitation durable. Ce manuel aujourd’hui est un support pour nos entreprises pour harmoniser non seulement les pratiques de la réhabilitation, mais pour nous permettre d’être en conformité avec les exigences nationales et internationales. Au niveau de l’environnement toujours, nous avons réalisé un plan de la gestion intégrée du paysage.

Et ce plan est un modèle aujourd’hui qui pourrait être utilisé par chaque entreprise minière afin d’avoir une vision stratégique sur les zones de conservation, les zones d’exploitation et les zones de la charge communautaire. Et dans la règle lancée, nous avons contribué à des initiatives de reboisement et de restauration écologiques. Environ 30 000 m2 des zones détraquées au niveau des terres de source, des forêts galeries et des perches de cours d’eau ont été reboiser, soit un total de 26 000 arbres locaux plantés, le reboisement de ces deux dernières années.

Sur le plan social, nous avons fait un accompagnement des communautés au développement des économies locales. Le maraîchage a été priorisé parce que pour nous, il faut assurer la sécurité alimentaire de ces communautés. Vous allez noter que nous avons 20 000 m2 aménagés et produits pendant les premières phases.

Nous avons 2000 plantes fruitiers qui ont été plantées non seulement dans les forêts autour des villages, mais à l’intérieur des villages. Vous comprendrez que les gens auront de quoi se nourrir. Cet accompagnement a été réalisé dans le cadre de ce projet pilote que nous inviterons à chaque entreprise aujourd’hui de regarder le modèle qui a été implémenté et de l’établir à l’échelle de chaque concession minière parce que ça donne une vision stratégique.

Sur le plan de renforcement de nos capacités et de partage d’expériences, nous avons co-organisé avec des partenaires qui sont ici présents à travers Biotop Guinée, les programmes de renforcement de nos capacités. Et ces programmes se sont attelés sur les bonnes pratiques de la réhabilitation minière, la minimisation des impacts sur les chimpanzés, l’adaptation au changement climatique avec les solutions fondées sur la nature et également l’approche des accords de la conservation en collaboration avec les communautés. Sur le plan de la sensibilisation, pour nous l’engagement des parties prenantes est une priorité pour nos entreprises mâles.

Donc nous avons travaillé avec des partenaires au niveau des collectivités locales pour pouvoir sensibiliser les communautés, les autorités locales. Et nous sommes allés vers nos entreprises elles-mêmes au niveau des départements environnement et social qui sont en contact avec l’environnement et la biodiversité, leur partager un peu des visions créatives, partager avec le ministère de l’Environnement et certaines bonnes pratiques pour harmoniser notre cause au commun. Pendant ces sensibilisations, nous avons environ 2500 travailleurs des entreprises ainsi que ces parties prenantes qui ont été touchées sur des thématiques importantes pour nos entreprises.

 La bonne gestion de nos ressources financières est essentielle pour assurer la pérennité et le développement de nos activités. Je suis heureuse de vous rassurer et de vous annoncer qu’elle représente une situation financière saine et équilibrée grâce au support de la direction exécutive de la Chambre de l’Environnement. Nos principales sources de revenus proviennent des cotisations des entreprises minières ainsi que le cofinancement de certains partenaires, soit en nature ou en investissement monétaire.

Nous allons noter que ces dernières années, nous avons eu la Délégation Québec du Dakar, qui a cofinancé dans nos projets nos programmes de Nations Unies, nos projets Combo Plus à travers le cabinet biotopique. Cependant, ces dernières années, nous avons enregistré le non-paiement des cotisations de certaines de nos entreprises minières. Chers membres, nous tenons à les rappeler que ce réseau et le reste une opportunité de synergie d’action.

Ce n’est question liée non seulement à la gestion des impacts cumulatifs et au renforcement du partenariat entre nos secteurs miniers et les autres partenaires de développement ainsi que de taff. Chers membres, nous tenons à vous informer que pendant notre mandat, nos dépenses ont été maîtrisées et orientées vers le financement de nos programmes et projets prioritaires tels que les formations, les actions envers la conservation, l’engagement des communautés riveraines. Les détails de nos dépenses seront présentés à l’occasion du travail de l’Assemblée par notre provisoire.

A date, le REB dispose d’un fonds propre grâce à la contribution d’un certain nombre d’entreprises que je vais nommer la CBG, GAC . Je profite pour les remercier. Les remercier d’avoir honoré leur engagement vis-à-vis du REB.

Je tiens à remercier chaleureusement les membres du conseil d’administration de la chambre des mines, et également la direction exécutive d’avoir accompagné le bureau pendant ces deux dernières années. Je ne finirai pas sans remercier notre partenaire qui est le cabinet IDR à travers lequel nous avons implémenté le projet de la gestion intégrée du paysage qui nous a permis de mobiliser les communautés et rassurer et renforcer la confiance entre les entreprises et les communautés, avec l’élection du nouveau bureau de REB , je suis convaincue que le réseau environnement Bauxite continuera de jouer un rôle crucial dans la construction de l’avenir durable pour la région de Boké et les autres entreprises qui ne sont pas dans cette zone, notamment au niveau de l’or et du fer.

Ces défis majeurs que nous avons inscrits dans le plan de travail qui sera validé à l’occasion de cette assemblée sont entre autres le développement d’un plan de gestion intégrée à l’échelle d’une zone minière, soit bauxitique, aurifère et aussi de zut. Le développement d’un plan de gestion intégrée de déchets. Vous comprendrez aujourd’hui que nous avons des programmes de gestion de déchets à l’échelle de nos entreprises.

Nous nous envisageons d’harmoniser non seulement ce plan de gestion de déchets, mais également d’intégrer toutes les collectivités dans la même dynamique. La réalisation d’un plan de décarbonisation du secteur minier, aujourd’hui est une priorité mondiale, donc on ne va pas nous mettre de côté. Chaque entreprise travaille, notre travail c’est d’harmoniser ce plan de décarbonisation.

Également le développement d’une base de données interactives. Parce que tout ce que nous annonçons, on ne peut pas arriver à travailler parce qu’on ne se substitue pas de nos entreprises. On a besoin des informations de nos entreprises pour y arriver.

Donc il nous faut cette base de données interactives. Afin que le REB puisse relever ces défis rencontrés, nous demandons au conseil d’administration de soutenir le nouveau bureau que c’est là-bas. A tous les niveaux, ce soutien est sollicité auprès des parties présentes, y compris la direction exécutive de la Chambre des ministres.

Particulièrement pour les aider dans la mobilisation des ressources. Elle a mis en œuvre le travail parce que ce que nous voulons vous annoncer, les impacts cumulatifs doivent évoluer avec le rythme de l’exploitation de nos minéraux. Que ce soit de l’or, du fer ou de la bourse, nous ne devons pas attendre, nous devons évoluer dans la même dynamique.

 Cette bonne collaboration et relation que nous avons créée nous a permis de contribuer aux actions concrètes sur le renforcement des capacités de sensibilisation et de partage d’expérience. Nous restons ouverts et disponibles pour continuer cette synergie d’action avec tous.»

Karifa Condé directeur général de la compagnie des Bauxites de Guinée et PCA de la chambre des mines à, dans son allocution réaffirmer son engagement à soutenir les actions du REB

« Pour valoriser les ressources, il faut décaper, il faut déforester, il faut enlever toute la végétation pour avoir les ressources que nous voulons. Quand ces mêmes milliers ont dans leur souci comment revégétaliser, comment renforcer la biodiversité, comment protéger l’environnement, c’est quelque chose qui va marquer. La chambre des mines de Guinée en a fait son cheval de bataille.

Il faut faire en sorte que nous puissions gérer tous les impacts cumulatifs de la valorisation des ressources minières de notre pays. Vous savez, les enjeux sont grands. Quand nous prenons aujourd’hui le travail des minières, nous sommes confrontés en même temps à beaucoup d’autres réalités qui ne viennent pas forcément de nous.

Ce pays est un pays minier par excellence. Il n’y a pas une portion de terre de Guinée qui ne regorge pas de ressources minérales. Si toutes ces ressources doivent être valorisées et que, de l’autre côté, nous ne cherchons pas à gérer les impacts de la valorisation de ces ressources, nous allons nous retrouver avec un pays minier certes riche en retombées de l’exploitation minière, mais de l’autre côté avec un environnement totalement dévasté.

Ou peut-être que chacun va s’occuper de son pays maître et il s’en fout du pays même de l’autre, alors que toutes ces activités minières qui se suivent ont des impacts qui sont les pays maîtres de chacun. Le fait de prendre en charge aujourd’hui la gestion des impacts cumulatifs, je pense que c’est la meilleure solution pour donner un sens au travail de l’activité minière dans ce pays. Au nom de la Chambre des miniers, je voudrais réaffirmer cet engagement.

Les sociétés minières ont des usines. Nous émettons des gaz. Aujourd’hui, l’un des objectifs que nous nous sommes donnés, c’est comment réduire notre impact, notre empreinte carbone.

Nous devons pouvoir avoir des indicateurs aujourd’hui qui soient capables de nous dire quel est le niveau de chaque membre de la Chambre par rapport à l’environnement. Nous devons être capables aujourd’hui à mettre des indicateurs qui régissent toutes les sociétés minières membres de la Chambre. On ne peut pas être membre de la Chambre des Mines et continuer à dégrader l’environnement.

Donc, ça va être des indicateurs, ça va être des réformes qu’on va mettre en place très rapidement pour nous permettre d’avancer. Au nom de tous les membres du Conseil d’administration de la Chambre des Mines, je voudrais féliciter l’équipe du REP qui sort. Je voudrais dire à cette équipe que nous avons vu des résultats auxquels on ne s’attendait pas.

Sincèrement, il faut se dire la vérité. Au début de toutes les difficultés, ils sont arrivés au-delà des sortantes. Alors, la nouvelle équipe a un gros défi, c’est de faire en sorte que ce que l’équipe sortante laisse soit largement minimisable par rapport aux résultats qu’elle va atteindre dans les prochains mois.

Pour finir, je voudrais inviter toutes les autres sociétés minières qui n’ont pas encore rejoint la Chambre de venir à la Chambre et de faire en sorte que nous puissions faire de ce pays, qui est un pays minier par excellence, fier de ses sociétés minières, vivre le rêve. Dans quelques jours, il y aura probablement le rêve et qui va tenir compte des réalités des autres parties de ce pays où se trouvent les sociétés minières. »

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