Rentrée scolaire 2025-2026 en Guinée entre incertitudes et volonté de réforme
Par Morlaye Damba
Conakry, l’ouverture de la rentrée des classes a été confirmée pour le 15 septembre 2025 sur toute l’étendue du territoire par les autorités du système éducatif pré-universitaire à travers un communiqué officiel du ministère de l’enseignement préuniversitaire, Mohamed Ansa Diawara, directeur du service National Laboratoire Documentation et des bibliothèques scolaires, et porte-parole du ministère de l’enseignement préuniversitaire et de l’alphabétisation apporte des précisions
Il n’y a pas eu deux dates, donc il n’y a pas eu de changement. Nous, dans le compte rendu du cabinet qui a été posté sur notre page officielle, on n’a jamais parlé de date. On a simplement dit que pour l’ouverture des classes, nous nous en tenons à la décision qui a été prise à l’ouverture dernière.
Les gens n’ont pas cherché à savoir, à comprendre. Ils n’ont pas cherché à se rappeler. Automatiquement, ils ont bondi sur la date du 25 septembre et chacun a publié comme bon le semble.
Ce qui est faux. En septembre dernier, il a été décidé qu’en cette année 2025, les classes seraient ouvertes le 15 septembre. C’est de cette décision qu’on a rappelé.
Donc, il n’y a pas eu de nouvelle date. C’est quand il y a eu cacophonie, chacun partait des coques à l’âne, chacun disait ce qu’il voudrait. C’est pourquoi nous avions fait le communiqué pour recadrer les gens.
Et ce communiqué-là est un simple rappel pour dire que l’ouverture des classes qui avait été décidée l’année dernière est maintenue à ce 15 septembre 2025. La deuxième question, on est habitué au mois d’octobre. Et maintenant, on constate qu’une deuxième année successive, c’est au mois de septembre.
Nous, nous sommes une institution et l’institution voudrait que les principes soient respectés. Et de ce point de vue, quand vous regardez la sous-région, la Guinée est le seul pays aujourd’hui qui ouvre les portes de ses classes en octobre. Et pour parler à ça, l’année dernière, ils ont ouvert le 25 et il a été dit que cette année, on va ouvrir le 15, histoire d’être dans le mois de septembre.
On ouvre au mois de septembre pour avoir les neuf mois de cours au complet. Et avec une quelconque perturbation, les programmes seront achevés et bien enseignés. Et pour votre information, actuellement, dans nos programmes scolaires, nous n’enseignons que 850 heures pour les neuf mois, pour les mois de l’année. Or, les pays de la sous-région, comme le Maroc, le Sénégal, la Côte d’Ivoire et autres, font 1080 heures de cours. Donc, pour avoir ces 1080 heures de cours, c’est pourquoi nous ouvrons en septembre et pour que les cours finissent totalement au mois de mai et que le mois de juin soit réservé uniquement aux examens. Et aussi, troisièmement, il faut dire qu’anciennement, en dehors des cours d’examen, les autres enfants sont en vacances pendant quatre mois, ce qui est un gaspillage unitif.
Parce que dès le mois de mai, les enfants sont en vacances et comptez le mois de juin, juillet, août, septembre, ça vous fait quasiment quatre mois de vacances. Donc, encore une fois, nous, nous souhaitons que les enfants aient une bonne formation. Nous souhaitons aussi que nous soyons au diapason des pays de la sous-région, même pas mondialement.
Et il faut rajouter aussi que chaque fois que nous ouvrons en octobre, nos élèves qui quittent chez nous pour aller ailleurs ont toujours des difficultés parce que les autres ouvrent en septembre. Les dispositions aussi sont en train d’être prises parce que depuis l’année dernière, nos responsables des structures centrales et déconcentrées sont déjà informés de l’ouverture.
Et actuellement, une lettre leur a été adressée pour les préparations et autres afin que l’ouverture soit effective sur toute l’étendue du territoire national le 15 septembre 2025. Donc, étant informés, nous pensons que l’ouverture sera effective et la rentrée administrative est prévue pour le 8 septembre 2025 du même mois. C’est-à-dire que les responsables d’écoles, eux, reprendront le travail dans toutes nos écoles le 8 septembre.
Les syndicalistes sont les syndicalistes. Nous sommes un département, donc une institution.
Les syndicalistes se sont nos partenaires et d’ailleurs des enseignants. Ils ne sont pas hors de notre département. Ils sont libres de décider.
La décision finale revient au ministère de l’enseignement préuniversitaire. Notamment et notamment singulièrement à M. le ministre, à ce que nous passions.
Je crois que la situation des contractuels, nous l’avons gérée. Tout ce qui était de notre possibilité, on a souhaité recruter les 19.000, mais il y a eu 10.000 recrutés par les autorités gouvernementales. Et nous continuons à tendre la main tant qu’il y a de nouvelles classes, tant qu’il y a des classes aussi sans enseignants.
Donc, nous ne desservons pas du bras tant que nous n’avons pas entièrement les enseignants que nous souhaitons. Donc, les enseignants peuvent être des contractuels ou autres, mais quitte à ce que la doléance ou en tout cas le plaidoyer que nous faisons, c’est pour que nous ayons encore beaucoup plus d’accord.
Post Views: 1 397
A lire aussi :
Les commentaires sont fermés.