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Guinée : le Syndicat de l’Enseignement Franco-Arabe formule deux doléances majeures aux autorités (déclaration)

Par Morlaye Damba

Le Syndicat National de l’Enseignement Franco-Arabe de Guinée (SNEFAG) a tenu ce samedi une conférence de presse au cours de laquelle il a exposé ses principales préoccupations concernant le système éducatif guinéen, en particulier celui de l’enseignement franco-arabe.

Fidèle à « l’esprit de refondation » prôné par le Président de la République, le Général Mamady Doumbouya, le syndicat a rappelé que la justice sociale doit être un principe fondamental guidant toutes les réformes en cours. C’est dans ce cadre qu’il a soumis deux doléances jugées prioritaires à l’attention du Chef de l’État, de son gouvernement dirigé par M. Bah Oury, ainsi qu’à l’opinion publique.

1. Inclusion des élèves franco-arabes aux concours des Prytanées militaires

Selon le syndicat, le système franco-arabe a présenté 26 327 candidats au Certificat d’Études Élémentaires (CEE) en 2025, dont 8 093 filles. Avec un taux de réussite de 56,14 %, ce sont 13 801 élèves qui ont été admis.
Malgré ces résultats jugés « considérables », le SNEFAG déplore que ces enfants soient systématiquement exclus du concours d’entrée aux Prytanées militaires, en Guinée comme à l’étranger, alors que ce concours en est déjà à sa troisième édition.
Le syndicat sollicite donc l’intégration des élèves franco-arabes dès la session 2025, estimant qu’une telle mesure permettrait de « valoriser la diversité linguistique et culturelle » tout en renforçant la cohésion nationale.

2. Le traitement inégal des dossiers des enseignants contractuels

Le SNEFAG regrette que moins de 2 % des dossiers des enseignants contractuels franco-arabes aient été validés par l’État, contre plus de 80 % pour leurs collègues du système général.
Cette disparité, selon le syndicat, nourrit « un sentiment d’injustice » et démotive les enseignants, alors qu’ils contribuent activement à la formation de milliers d’élèves.
À titre d’exemple, plus de 40 écoles franco-arabes sont actuellement fermées dans les préfectures de Faranah et de Kissidougou, faute d’enseignants disponibles. Le syndicat appelle donc les autorités à « réexaminer les dossiers » afin de garantir une reconnaissance équitable et des opportunités similaires pour les enseignants des deux systèmes.

Un appel au dialogue et à l’équité

En conclusion, le Syndicat National de l’Enseignement Franco-Arabe a réaffirmé son attachement aux valeurs de justice, d’équité et de refondation de l’État. Il a exprimé sa confiance dans la volonté du Président de la République de faire de l’égalité des chances un pilier du développement national.

Le Bureau Exécutif National a enfin réitéré sa disponibilité à engager un dialogue constructif avec les autorités, dans un esprit de responsabilité et de patriotisme, afin de parvenir à des solutions durables aux préoccupations soulevées.

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