Guinée : face à l’hécatombe routière, Ousmane Gaoual Diallo annonce la fin du laxisme
Avec plus de 12 000 accidents enregistrés cette année et 4 000 personnes devenues handicapées à vie, le gouvernement guinéen tire la sonnette d'alarme. Ousmane Gaoual Diallo, ministre des Transports, a dévoilé une série de mesures pour endiguer ce fléau, pointant du doigt les engins à deux et trois roues, responsables de près de 70 % des accidents.
La capitale guinéenne fait face à une crise de sécurité routière sans précédent. Les chiffres avancés par le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, sont alarmants : plus de 12 000 accidents survenus au cours de l’année en cours, 4 000 victimes condamnées à vivre avec un handicap permanent, et de nombreux jeunes fauchés dans la fleur de l’âge.
« C’est une véritable catastrophe », a déploré le ministre, soulignant que ces jeunes victimes « devraient constituer le bras économique de notre pays ».
Les deux-roues au banc des accusés
L’analyse des statistiques est sans appel : les motos et tricycles constituent la principale source de danger sur les routes guinéennes. Selon les données officielles, ces engins sont impliqués dans près de 70 % des accidents, tandis que 60 % des traumatismes routiers leur sont directement imputables.
Un arsenal de mesures en préparation
Face à cette situation critique, le gouvernement entend frapper fort. Plusieurs axes d’intervention ont été annoncés : renforcement des programmes de formation des conducteurs, durcissement des conditions d’obtention du permis de conduire et des documents administratifs requis, ainsi qu’une intensification des campagnes de sensibilisation auprès de l’ensemble des usagers de la route.
Le ministère des Transports a d’ores et déjà procédé à l’ouverture de centres de formation dédiés à l’obtention des permis pour les conducteurs de deux et trois roues. Dès l’année prochaine, cette certification deviendra obligatoire.
« Nous espérons que beaucoup de nos compatriotes vont s’inscrire dans cette dynamique », a conclu Ousmane Gaoual Diallo, appelant à une prise de conscience collective pour inverser cette tendance meurtrière.