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Présidentielle du 28 décembre : la DGE outille les journalistes en langues nationales sur le nouveau Code électoral

À l'approche du scrutin présidentiel du 28 décembre, la Direction Générale des Élections (DGE) intensifie ses actions pour garantir un processus transparent. Ce samedi à Conakry, l'institution a réuni les journalistes s’exprimant en langues nationales pour une formation axée sur la maîtrise du nouveau Code électoral, outil indispensable pour une sensibilisation efficace des populations à la base.

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Le compte à rebours est lancé avant le premier tour de l’élection présidentielle prévu le 28 décembre. Pour relever le défi d’un scrutin transparent et pacifique, la Direction Générale des Élections (DGE) a décidé d’outiller un maillon essentiel de la chaîne d’information : la presse en langues nationales.

Réunis ce samedi à Conakry sous l’égide de la DGE, plus d’une vingtaine de professionnels des médias ont pris part à cette session intensive consacrée au nouveau cadre normatif, et plus spécifiquement au Code électoral promulgué le 27 septembre dernier.

Une vulgarisation nécessaire du cadre légal

Pour Djenabou Touré, Directrice générale des élections, le choix de cette cible médiatique est stratégique. Il s’agit de toucher les populations au plus près, en leur expliquant les règles du jeu dans les langues qu’elles maîtrisent le mieux.

« Nous avons décidé de travailler avec vous pour développer le cadre juridique. Vous devez comprendre vos rôles et responsabilités dans ce Code, mais aussi saisir comment couvrir les activités électorales, tout en évitant certains commentaires afin de ne pas être en porte-à-faux avec la loi », a précisé Djenabou Touré à l’entame des travaux.

Le programme de la formation a balayé l’ensemble du processus : des procédures d’accréditation gérées par la Haute Autorité de la Communication (HAC) au déroulement du vote dans l’isoloir, en passant par la délicate phase de centralisation des résultats. La Directrice a également insisté sur la nécessité d’une « synergie des radios et télévisions publiques et privées » pour assurer une information fiable.

Le « rôle central » des langues locales pour la paix

Présent à la cérémonie, le président de la HAC, Boubacar Yacine Diallo, a tenu à saluer la maturité de la presse guinéenne. Rappelant la couverture « irréprochable » de la campagne actuelle et le travail effectué lors du récent référendum, il a mis en exergue la capacité des médias à apaiser les tensions.

« Le rôle pacificateur de la presse est aujourd’hui reconnu. Si vous aviez voulu provoquer des troubles, il y en aurait eu partout. Mais vous avez été responsables », a-t-il déclaré.

S’adressant spécifiquement aux participants, le président de la HAC a souligné leur pouvoir unique de pénétration au sein de l’opinion publique : « Vous, journalistes en langues nationales, avez un rôle central à jouer. Beaucoup de gens ne comprennent pas le français. En parlant directement dans leur langue, vous faites passer le message sans filtre. Vous êtes un lien essentiel pour la population. »

 

En conclusion, Boubacar Yacine Diallo a exhorté les hommes de médias à s’approprier les nouveautés du cadre normatif pour mieux sensibiliser les citoyens. « Je suis convaincu qu’avec vous, la paix régnera », a-t-il lancé, confiant quant à la tenue d’un scrutin sans heurts le 28 décembre prochain.

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