Guinée : Depuis l’exil, Cellou Dalein Diallo dénonce un « couronnement » électoral et appelle à la résistance
Par la Rédaction
Au lendemain du scrutin présidentiel du 28 décembre 2025, le président de l’UFDG a profité de ses vœux de fin d’année pour livrer une charge virulente contre le processus électoral. Qualifiant l’élection de « coup d’État par les urnes », l’opposant historique conteste la légitimité du Général Mamadi Doumbouya et assure que la « mascarade » des chiffres ne saurait effacer la conscience politique des Guinéens.
C’est un discours aux accents de réquisitoire qu’a prononcé le leader de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) à l’occasion de la fin de l’année 2025. Alors que les résultats provisoires de la présidentielle viennent d’être rendus publics, l’opposant en exil a catégoriquement rejeté le verdict des urnes, dressant un parallèle direct entre le putsch militaire de 2021 et ce qu’il qualifie désormais de « coup d’État par les urnes ».
Un simulacre d’intronisation
Pour Cellou Dalein Diallo, l’enjeu de ce scrutin dépassait le cadre d’une simple élection. Dans une formule choc, il a estimé que le processus visait moins à désigner un chef d’État qu’à valider un pouvoir déjà établi. « Ce n’est pas un Président de la République qu’on a cherché à élire, c’est un roi qu’on a demandé d’introniser », a-t-il déclaré, fustigeant une manœuvre destinée à offrir un vernis de légitimité à la junte.
Le leader politique s’est félicité de la ligne de conduite adoptée par son parti et la coalition des Forces Vives de Guinée, qui n’ont participé « ni directement ni indirectement » au vote. Selon lui, le mot d’ordre de boycott a été largement suivi par la population, une réalité que les chiffres officiels tenteraient de masquer. Anticipant des taux de participation « démesurément accrus » par l’administration, il a salué le refus de la majorité des Guinéens de s’associer à ce qu’il considère comme une « confiscation programmée du pouvoir ».
La bataille des consciences
Au-delà de la contestation des résultats, le message se voulait un appel à la résilience. « On peut confisquer un scrutin, mais on ne confisque pas une conscience », a martelé M. Diallo, assurant que la volonté du peuple reste intacte.
Rejetant toute fatalité, il a réaffirmé que le combat pour la démocratie est une lutte de longue haleine. Face aux menaces, aux intimidations ou à « l’appât du gain », le président de l’UFDG s’est dit convaincu que les Guinéens ne baisseront pas les bras, promettant que la victoire finale du camp démocratique est inéluctable.
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