Caracas secouée par des explosions nocturnes, Donald Trump affirme la « capture » du président vénézuélien
De puissantes explosions et des bruits rappelant des survols d’avions ont retenti vers 2 heures du matin, samedi, à Caracas. Alors que les autorités restaient silencieuses, l’ancien président américain Donald Trump a affirmé que le chef de l’État vénézuélien avait été « capturé et exfiltré » du pays, une information non confirmée de source indépendante.
Dans la nuit de vendredi à samedi, vers 2 heures locales (6 heures TU), plusieurs détonations ont été entendues dans différents quartiers de Caracas, la capitale du Venezuela. Ces explosions, accompagnées de bruits rappelant des survols d’avions à basse altitude, ont été constatées par un journaliste de l’Agence France-Presse présent sur place.
Selon des habitants joints par téléphone, les bruits auraient duré plusieurs minutes, donnant l’impression de mouvements aériens répétés au-dessus de la ville. « On a entendu au moins trois grosses explosions, puis un grondement continu, comme des avions militaires », racontait l’un d’eux, décrivant une atmosphère « tendue et confuse ». Aucun bilan ni information officielle sur d’éventuels dégâts n’étaient disponibles dans l’immédiat.
Alors que les autorités vénézuéliennes ne s’étaient pas encore exprimées dans les heures suivant ces événements, l’ancien président américain Donald Trump a affirmé, dans un message diffusé sur les réseaux sociaux, que le président vénézuélien avait été « capturé et exfiltré » du pays. Il n’a fourni ni éléments de preuve ni précisions sur les circonstances de cette opération supposée.
Cette déclaration a immédiatement suscité un flot de réactions et d’interrogations, sans qu’aucune confirmation ne vienne étayer ses propos. Aucune source gouvernementale, ni au Venezuela ni aux États-Unis, ne confirmait samedi matin l’arrestation ni le départ forcé du chef de l’État vénézuélien. Les médias locaux, pour leur part, se contentaient de relayer les informations disponibles sur les explosions, évoquant une « situation en évolution ».
Dans la capitale vénézuélienne, les habitants tentaient de démêler le vrai du faux face à la multiplication de rumeurs en ligne. Certains messages faisaient état de mouvements inhabituels de forces de sécurité, d’autres évoquaient de simples exercices militaires ou un incident technique dans une installation stratégique. Aucune de ces hypothèses n’était cependant confirmée par les autorités.
Les déclarations de Donald Trump interviennent dans un contexte de relations historiquement tendues entre Washington et Caracas. L’ancien président américain s’est à plusieurs reprises exprimé de manière virulente à l’égard du pouvoir vénézuélien, sans rôle officiel dans la diplomatie américaine aujourd’hui. Ses propos, largement commentés, ajoutent toutefois à la confusion ambiante.
En l’absence de communication claire des autorités et de vérification indépendante, les observateurs appelaient à la prudence face aux informations circulant sur les réseaux sociaux. Samedi matin, on ignorait toujours l’origine exacte des explosions entendues à Caracas, ainsi que la réalité des affirmations d’« exfiltration » du président vénézuélien.
Les services de sécurité et les autorités locales n’avaient pas publié de communiqué détaillé sur l’incident, laissant en suspens de nombreuses questions : s’agit-il d’une opération militaire, d’un exercice, d’un accident ou d’un autre type d’événement ? Tant que ces interrogations restent sans réponse, l’épisode contribue à alimenter un climat d’incertitude dans un pays déjà fragilisé par des années de crise politique et économique.