L’ultime chapitre de l’affaire Pivi s’écrit désormais dans l’intimité familiale. Après l’annonce de son décès survenu mardi 6 janvier à Conakry, le corps de l’ancien colonel Claude Pivi, alias « Coplan », s’apprête à quitter la morgue.
Selon des sources proches du dossier consultées par notre rédaction, la restitution de la dépouille à la famille est programmée pour ce jeudi 8 janvier. Si cette étape administrative confirme l’imminence de l’inhumation, aucune date officielle ni aucun détail concernant le déroulement des obsèques n’ont pour l’heure été communiqués par l’entourage du défunt.
Fin de parcours pour une figure du procès du 28-Septembre
La disparition de Claude Pivi marque l’épilogue judiciaire pour l’un des accusés les plus emblématiques du procès du massacre du 28 septembre 2009. La justice guinéenne avait eu la main lourde contre l’officier : le 31 juillet 2024, le tribunal criminel l’avait condamné par contumace à la réclusion criminelle à perpétuité, assortie d’une période de sûreté de vingt-cinq ans.
À l’époque du verdict, « Coplan » était introuvable. Sa cavale spectaculaire avait finalement pris fin quelques mois plus tard au Liberia. Extradé vers la Guinée pour y purger sa peine, il avait été incarcéré à la maison d’arrêt de Coyah.
C’est là que sa santé a décliné. Selon les conclusions communiquées par le Parquet général près la Cour d’Appel de Conakry, l’ancien haut gradé a succombé à des complications médicales liées à un diabète sévère, mettant un terme définitif à son incarcération.