Depuis son exil, Cellou Dalein Diallo accuse le régime Doumbouya et justifie son refus de rentrer en Guinée
Invité du Journal Afrique sur TV5 Monde, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a affirmé qu’il ne retournera pas en Guinée tant que, selon lui, il n’y existera pas de justice indépendante. L’ancien Premier ministre assure qu’en restant dans le pays, il aurait risqué « le cimetière ou la prison » et dénonce des disparitions forcées visant les opposants au colonel Mamadi Doumbouya.
Depuis l’étranger, où il vit en exil, le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG) multiplie les prises de position contre la gouvernance du colonel Mamadi Doumbouya, au pouvoir depuis plus de quatre ans. Interrogé mercredi dans le Journal Afrique de TV5 Monde, Cellou Dalein Diallo a longuement expliqué pourquoi il refuse, pour l’heure, de rentrer en Guinée, qu’il juge dépourvue de justice équitable.
« Il n’y a pas de justice en Guinée », a-t-il déclaré, accusant le régime de réprimer ceux qui s’opposent aux ambitions du chef de l’État. « Tous ceux qui contestent Doumbouya, ses ambitions et ses velléités, vous savez où ils sont. Ils sont victimes de disparitions forcées et de morts dans des conditions non élucidées », a-t-il affirmé, sans fournir de détails supplémentaires, mais en présentant ces cas comme le signe d’un climat de terreur politique.
L’ancien Premier ministre assure qu’il a choisi l’exil pour pouvoir poursuivre son combat en faveur de « l’avènement d’une société régie par les règles et les principes de la démocratie ». « En restant en Guinée, je serais au cimetière ou, en tout cas, en prison », a-t-il lancé, estimant que sa sécurité physique ne serait pas garantie en cas de retour au pays.
Face à la journaliste qui lui demandait s’il avait aujourd’hui peur de revenir en Guinée et de se faire arrêter, Cellou Dalein Diallo a laissé entendre que ce risque était bien réel, tout en réaffirmant sa volonté de continuer à militer depuis l’étranger pour une transition vers un État de droit et une justice indépendante.