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Guinée : Le fils d’un cadre de l’UFDG enlevé et blessé par balles, le parti accuse le pouvoir (communiqué)

La tension est montée d'un cran dans la banlieue de Conakry. Dans la nuit de samedi à dimanche 18 janvier 2026, le domicile de Facinet Camara, responsable au sein de l’UFDG, a été la cible d’une violente descente à Bentourayah. Absent des lieux, le politique a vu son fils, Sékou Camara, être kidnappé. Le parti de Cellou Dalein Diallo dénonce une « disparition forcée » et tient la junte pour responsable.

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C’est une scène de violence inouïe qui s’est déroulée à l’abri des regards, au cœur de la nuit, dans la localité de Bentourayah. Aux environs de 2 heures du matin, ce dimanche 18 janvier, un commando a pris d’assaut la résidence privée de M. Facinet Camara, cadre de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG).

Selon les premiers témoignages recueillis sur place, l’opération a été marquée par des tirs à balles réelles, semant la panique dans le voisinage. L’objectif semblait être le maître des lieux, mais ce dernier était absent au moment de l’attaque.

Des traces de sang et une disparition inquiétante

Faute d’avoir trouvé le père, les assaillants se sont rabattus sur le fils, Sékou Camara. Le jeune homme a été emmené de force vers une destination inconnue. L’inquiétude est à son comble chez les proches de la famille, car d’importantes traces de sang ont été découvertes sur les lieux de l’enlèvement, laissant craindre que l’otage ait été grièvement blessé par balle lors de son exfiltration.

L’UFDG pointe du doigt les autorités

La réaction de la formation politique ne s’est pas fait attendre. Dans une déclaration au vitriol, la direction de l’UFDG a condamné ce qu’elle qualifie de « disparition forcée ». Pour le parti d’opposition, cet acte ne relève pas du banditisme ordinaire mais s’inscrit dans une campagne d’intimidation visant ses responsables.

L’UFDG exige la libération « immédiate et sans condition » de Sékou Camara et met directement en cause les autorités de la transition. « La junte est tenue pour seule et unique responsable de sa vie et de son intégrité physique », a martelé le parti, appelant les organisations de défense des droits de l’homme à se saisir de ce dossier brûlant.

Pour l’heure, aucune source sécuritaire officielle ne s’est prononcée sur cet incident qui vient alourdir le climat politique à Conakry.

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