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Confusion à Kaloum : la ville paralysée par des tirs, les accès bloqués

La presqu'île de Kaloum, centre administratif et des affaires de Conakry, s'est réveillée dans la confusion ce mardi 10 février 2026. Des tirs sporadiques, entendus aux abords de la Maison centrale, ont semé la panique au sein de la population. Selon plusieurs sources concordantes, ces événements seraient liés à une opération d'extraction du célèbre détenu Toumba Diakité, entraînant un verrouillage hermétique des accès à la commune.

Une atmosphère de psychose s’est emparée du centre-ville de Conakry dans la matinée. La quiétude habituelle des bureaux et des commerces a été brutalement rompue entre 9 heures et 10 heures, lorsque des détonations ont retenti dans le secteur de la Sûreté, non loin de la prison civile.

Si aucune communication officielle n’a pour l’instant été faite par les autorités, les témoignages recueillis sur place convergent vers un même élément déclencheur : l’extraction d’Aboubacar Sidiki Diakité, dit « Toumba », de sa cellule à la Maison centrale. Cette manœuvre, dont les motifs restent pour l’heure inconnus, a provoqué une réaction en chaîne sécuritaire immédiate.

Une ville en état de siège

Très vite, un important dispositif des forces de défense et de sécurité s’est déployé, quadrillant les zones stratégiques. Conséquence directe : la circulation a été totalement paralysée. Le pont du 8 Novembre, unique voie d’accès terrestre à la presqu’île, est devenu un goulot d’étranglement infranchissable.

Un témoin de la scène, qui a requis l’anonymat, décrit le chaos soudain : « Nous avons entendu des tirs dans les rues marchandes, au niveau de la sûreté. Depuis ce moment, la situation est devenue confuse. Actuellement, tout est bloqué. »

Kaloum coupée du monde

Pour les travailleurs et les résidents, c’est le piège. Ceux qui se trouvaient déjà à l’intérieur de la commune sont confinés, tandis que ceux qui tentaient de rejoindre leur lieu de travail sont bloqués à l’entrée de la ville.

« Nous voulons sortir de la ville maintenant, mais il n’y a pas de solution », déplore notre témoin. « Les commerces et les bureaux sont restés ouverts seulement pour ceux qui sont venus très tôt. Ceux qui arrivent tardivement ne peuvent plus entrer à partir du pont du 8 Novembre. On ne peut pas sortir non plus. »

Pour l’heure, l’incertitude demeure totale quant à l’évolution de la situation, plongeant le cœur du pouvoir guinéen dans une paralysie inquiétante.

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