Tensions à la Maison centrale : Toumba Diakité transféré à Coyah après une altercation, le Parquet général s’explique
Le mystère entourant l'agitation signalée ce mardi matin à Kaloum est levé. Dans un communiqué officiel, le Procureur général près la Cour d'appel de Conakry, Falou Doumbouya, a confirmé l'extraction et le transfert du célèbre détenu Aboubacar Sidiki Diakité, alias « Toumba ». Cette décision fait suite à une fouille inopinée qui a dégénéré, révélant la présence d'objets illicites et provoquant une vive résistance de l'ancien aide de camp.
Le calme est revenu, mais les explications étaient attendues. Après les tirs sporadiques et le dispositif sécuritaire impressionnant déployé ce matin autour de la Maison centrale de Conakry, la justice a tenu à faire la lumière sur les événements.
Selon le Parquet général, tout a commencé la veille, le lundi 9 février 2026, lors d’une vaste opération de contrôle menée à l’intérieur de la plus grande prison du pays. Cette « fouille inopinée » visait à assainir l’établissement pénitentiaire.
Drogue, téléphones et armes blanches saisis
Le bilan de cette descente est édifiant. Les agents ont mis la main sur un véritable arsenal interdit en milieu carcéral. « Cette opération […] a permis de découvrir et de saisir plusieurs objets prohibés, notamment des téléphones portables, des substances psychotropes et des armes blanches (ciseaux, couteaux, fourchettes…) en possession de certains détenus », précise le communiqué signé par le Procureur général Falou Doumbouya.
Toumba Diakité accusé de « menaces »
C’est lors de cette procédure que la situation s’est envenimée avec l’un des prisonniers les plus surveillés du pays. D’après le Parquet, Aboubacar Diakité, dit « Toumba », s’est farouchement opposé au contrôle.
Le magistrat rapporte que le détenu a « fait preuve d’une attitude agressive en refusant de se soumettre à la fouille », allant jusqu’à proférer des menaces directes à l’encontre des agents de sécurité. Cette attitude jugée hostile aurait, toujours selon les autorités judiciaires, créé un climat de tension contagieux parmi les autres pensionnaires de la Maison centrale.
Un transfert pour « préserver l’ordre public »
Face à ce que l’administration pénitentiaire qualifie de « situation alarmante » compromettant la sécurité de l’établissement, une mesure radicale a été prise. Ce mardi 10 février, Toumba Diakité a été extrait de sa cellule pour être transféré à la prison civile de Coyah, située en périphérie de la capitale.
Pour le Procureur général, il s’agit d’une décision « légale et appropriée » visant un double objectif : « préserver l’ordre public et garantir la sécurité tant des autres détenus que du personnel pénitentiaire ».
En conclusion, le Parquet a réitéré sa politique de tolérance zéro, affirmant sa volonté de lutter contre toute forme de criminalité organisée depuis les lieux de détention.

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