La justice marocaine a condamné, jeudi, dix-huit supporters sénégalais à des peines de prison allant de trois mois à un an, à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN), disputée à la mi-janvier. Les intéressés étaient détenus au Maroc depuis cette rencontre marquée par des débordements.
Poursuivis pour des faits qualifiés de « hooliganisme », les prévenus étaient notamment accusés d’actes de violence contre les forces de l’ordre, de dégradation d’équipements sportifs, d’invasion de la pelouse ainsi que de jets de projectiles. Ces qualifications regroupent l’ensemble des incidents survenus en marge de la finale et qui avaient conduit à leur arrestation.
Selon l’acte d’accusation, les autorités reprochaient aux supporters impliqués d’avoir contribué à troubler gravement l’ordre public, à mettre en danger la sécurité des personnes présentes dans le stade et à causer des dégâts matériels significatifs aux infrastructures sportives.
Plus tôt dans la journée, le parquet avait requis des peines nettement plus lourdes, allant jusqu’à deux ans de prison ferme contre chacun des prévenus. Le tribunal n’a finalement pas suivi intégralement ces réquisitions, optant pour des condamnations comprises entre trois mois et un an d’emprisonnement.
Ces verdicts interviennent dans un contexte de vigilance accrue des autorités face aux violences liées au football sur le continent africain, alors que la CAN demeure un événement majeur, suivi par des millions de supporters et placé sous haute surveillance sécuritaire.