Paris – La justice française a annoncé que l’industriel breton, connu pour ses positions conservatrices, comparaitra devant le tribunal correctionnel de Paris à la fin de l’année dans l’affaire dite des « ports africains ». Il est poursuivi pour « corruption d’agents publics étrangers » et « complicité d’abus de confiance » dans le cadre des campagnes présidentielles de 2010 au Togo et en Guinée.
Cette décision fait suite aux réquisitions du Parquet national financier (PNF) de juin 2024. Selon l’accusation, certaines filiales du groupe de l’industriel auraient fourni des prestations aux campagnes de Faure Gnassingbé et d’Alpha Condé à un tarif sous-évalué. En contrepartie, le groupe aurait obtenu l’exploitation des ports stratégiques de Lomé et de Conakry.
Les faits reprochés remontent à plus de dix ans, mais l’affaire relance le débat sur l’influence des grandes entreprises françaises en Afrique et sur la transparence des marchés publics sur le continent.
Le procès permettra d’établir le rôle exact de l’industriel et de son groupe dans ces opérations, et de déterminer si les pratiques dénoncées constituent une violation des lois françaises et internationales sur la corruption.
Affaire à suivre.
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