La candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies se heurte à une opposition notable au sein de l’Union africaine. Portée par le Burundi, qui assure actuellement la présidence tournante de l’organisation panafricaine, cette proposition n’a pas réussi à rallier le consensus des États membres.
Selon des informations rapportées par Radio France Internationale, le projet a été soumis aux 55 pays de l’Union africaine le vendredi 27 mars. Une vingtaine d’États s’y seraient opposés, dont le Sénégal lui-même, illustrant l’ampleur des réticences suscitées par cette initiative.
Ce revers diplomatique intervient dans un climat politique particulièrement tendu entre l’ancien chef de l’État et les nouvelles autorités sénégalaises. Sous la présidence de Macky Sall, le parti PASTEF, aujourd’hui au pouvoir, avait été dissous, et plusieurs de ses figures majeures emprisonnées. Parmi elles, l’actuel président Bassirou Diomaye Faye ainsi que Ousmane Sonko, leader du parti.
Dans ce contexte, de nombreux observateurs s’interrogent sur l’impact de ces tensions internes sur les ambitions internationales de l’ancien dirigeant. Ce rejet partiel au sein de l’Union africaine pourrait en effet fragiliser davantage la crédibilité de sa candidature sur la scène diplomatique mondiale.
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