COTONOU (Oceanguinee) – Près de huit millions de Béninois élisent dimanche leur nouveau président pour succéder à Patrice Talon après deux mandats marqués par une croissance économique soutenue, dans un scrutin assombri par l’absence de l’opposition historique.
Romuald Wadagni, coordinateur général du gouvernement et dauphin du chef de l’État sortant, affronte Paul Hounkpè, candidat de l’opposition crédibilisé par des parrainages d’élus du pouvoir.
Le principal parti d’opposition, Les Démocrates de l’ex-président Thomas Boni Yayi, a été disqualifié pour manque de parrainages.
Patrice Talon laisse un bilan positif : PIB doublé en dix ans, croissance annuelle supérieure à 6 %, infrastructures routières et touristiques modernisées. Mais le successeur hérite d’une menace jihadiste croissante au nord.
Dans une sous-région secouée par des coups d’État et des troisièmes mandats, Talon respecte sa promesse de ne pas briguer un troisième mandat, incarnant « l’exception béninoise ».