L’organisation citoyenne Tournons La Page Guinée (TLP-Guinée) s’est dite « profondément préoccupée » après l’interpellation, samedi 8 août 2026, de Bella Bah, fondateur d’un établissement d’enseignement secondaire privé et connu pour ses prises de position critiques.
Dans un communiqué, TLP-Guinée affirme que l’arrestation serait intervenue à l’intérieur même de l’école, menée par des hommes présentés comme appartenant à la gendarmerie nationale et décrits comme cagoulés. L’organisation indique que, moins de 24 heures après les faits, la famille de l’intéressé ne connaissait toujours ni son lieu de détention, ni les motifs de son interpellation.
Estimant que cette situation alimente l’inquiétude dans la communauté éducative, TLP-Guinée rappelle les principes liés à l’État de droit et aux garanties procédurales, notamment le droit pour toute personne interpellée d’être informée des charges retenues contre elle, de bénéficier de la présomption d’innocence et de l’assistance d’un avocat. L’organisation insiste également sur le caractère sensible des établissements scolaires, qu’elle considère comme des espaces de protection et de savoir.
Dans sa déclaration, TLP-Guinée condamne le mode opératoire et formule plusieurs exigences : la localisation immédiate de Bella Bah, l’information de sa famille et de son conseil, le respect strict de ses droits fondamentaux, ainsi que sa libération si aucune base légale ne justifie sa détention.
Enfin, l’organisation en appelle aux autorités judiciaires, citant particulièrement le Procureur général près la Cour d’appel de Conakry, afin que « la lumière soit faite » sur cette interpellation et que « la Guinée demeure une nation de droit et de justice ».