AFRIKENTREPRENEURS.COM
La Vraie Information, c'est ICI

Mali : Assimi Goïta prévoit une croissance de 6,3 % en 2026

À la veille de la célébration du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance nationale, le président de la Transition, le général d’armée Assimi Goïta, a dressé un bilan axé sur la souveraineté économique. Tablant sur une accélération de la croissance du PIB à 6,3 % en 2026, le chef de l’État a mis en exergue la rupture avec la « rente minière » au profit d'investissements structurants financés par les ressources internes.

0

BAMAKO — À l’occasion de la traditionnelle adresse solennelle à la nation ce 21 septembre, veille de la fête nationale, le chef de l’État malien a couplé les enjeux sécuritaires à un manifeste pour l’émancipation économique du pays. Dans un discours axé sur la consolidation de l’appareil de défense et l’autonomie financière, le général d’armée Assimi Goïta a esquissé des perspectives macroéconomiques résolument ambitieuses pour le Mali.

Au cœur de cette allocution : l’accélération notable de la dynamique de croissance. Après une performance solide établie à 5,6 % en 2025, le produit intérieur brut (PIB) malien devrait bondir à 6,3 % en 2026, confirmant la trajectoire ascendante de l’économie nationale en dépit des tensions géopolitiques régionales.

Le secteur minier : fin de la rente, place à l’investissement

Ce rebond économique s’appuie en grande partie sur la mise en œuvre d’une nouvelle doctrine économique articulée autour de la mobilisation accrue des ressources domestiques et d’une gestion rigoureuse des finances publiques.

Véritable poumon de l’économie malienne, l’industrie extractive s’érige désormais en fer de lance de cette transformation. Selon le dirigeant, le pays a opéré un changement de paradigme fondamental en tournant le dos au simple statut de percepteur de taxes passives :

  • Un nouveau cadre régulateur : Le passage d’une « logique de rente minière » à une « politique d’investissement minier » dynamique ;
  • La valorisation locale : Une participation accrue de l’État et des acteurs nationaux au capital et aux revenus générés par l’or et les minerais critiques ;
  • Le réinvestissement direct : L’affectation prioritaire des surplus d’exploitation aux projets d’infrastructures et de développement communautaire.

Souveraineté et discipline budgétaire

Pour le président de la Transition, ces prévisions optimistes traduisent la viabilité d’un modèle économique qui refuse la dépendance extérieure. En insistant sur la modernisation continue de l’outil de défense parallèle au redressement budgétaire, Assimi Goïta entend démontrer que la stabilisation sécuritaire et la vitalité économique s’alimentent mutuellement.

Alors que le Mali s’apprête à célébrer ses 66 ans de souveraineté ce 22 septembre, les chiffres avancés placent l’exécutif face à un impératif de concrétisation : transformer ces projections macroéconomiques en retombées tangibles sur le pouvoir d’achat et le quotidien des populations maliennes.

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.

error: Contenu protégé!!