La mobilisation des lycéens se poursuit en France ce mercredi 7 octobre, dans un climat toujours tendu malgré un reflux annoncé par l’exécutif. Selon le gouvernement, 459 établissements connaissent une suspension totale ou partielle des cours, contre 891 la veille. Des syndicats de l’Éducation appellent par ailleurs à la grève et à une manifestation jeudi, en soutien au mouvement.
Sur le plan sécuritaire, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a fait état de 215 élèves blessés depuis le début des mobilisations, évoquant majoritairement des « comportements imprudents ». Il a également indiqué que 88 personnels de l’Éducation nationale ont été blessés et que 18 enquêtes de l’IGPN sont en cours. Au total, environ 30 000 lycéens seraient privés de cours en présentiel « pour plusieurs semaines » dans 24 établissements « incendiés ou saccagés ». Ce mercredi, 276 lycées resteraient totalement fermés et 183 partiellement.
Interrogé par des députés, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a réaffirmé son soutien aux forces de l’ordre, jugeant « excessif » de parler de répression policière. Il a aussi assuré ne pas être « responsable des violences » dénoncées depuis le début du mouvement.
Dans le même temps, plusieurs représentants d’organisations lycéennes et étudiantes ont demandé à être reçus par le Premier ministre Sébastien Lecornu, estimant qu’aucune « mesure concrète » n’a, à ce stade, été annoncée. Le président de l’Union syndicale lycéenne (USL), Ryad Rani, affirme vouloir présenter des « propositions chiffrées » dès la semaine prochaine. Le chef du gouvernement doit s’exprimer ce soir vers 19h depuis Matignon.