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la CRIEF ne devrait même pas exister, je l’assume (Cellou Baldé)

Invité chez nos confrères d’Espace FM ce jeudi, 24 août 2023, Cellou Baldé, coordonnateur des fédérations de l’UFDG que la détention prolongée des anciens dignitaires est à ce jour illégale et que l’existence même de la CRIEF n’est qu’une autre politique pour exclure certains acteurs politiques aux différentes processus electorales en Guinée. Pour lui, la CRIEF ne devrait même pas exister. 

Lisons-le :

On parlait de la libération des détenus politiques aujourd’hui, je veux parler de Kassory Fofana et compagnie. Vous savez, avec le recule, la CRIEF ne devrait même pas exister, je l’assume. Ceux qui sont venus, avec le recule, on a compris que ce sont des harcèlements politiques. Ce sont des juridictions expéditives, sélectives pour mettre à l’écart des hommes politiques. Comment comprenez-vous des hommes qui sont venus par des armes, qui ont dit qu’ils sont venus pour refonder, pour rectifier, que les mêmes personnes jusqu’à maintenant depuis bientôt deux ans, refusent de se soumettre à l’exercice basique, de transparence de présenter leurs biens ? Quel crédit vous accordez à cela, alors qu’ils n’ont pas la légitimité, parce qu’ils n’ont pas été élus. Ils n’ont pas mandat du peuple de Guinée, de mettre en place ce genre de juridiction et de poursuivre. Ils n’ont pas donné l’exemple, s’ils avaient donné le bon exemple qu’ils étaient dans la vraie refondation comme tout ce qu’ils avaient annoncé le 05 septembre, on aurait compris.

Pour moi, Kassory Fofana et Cie ressemblent aujourd’hui à des otages politiques, ils n’ont qu’à être libérés. Ils n’ont qu’à les mettre à leur domicile et continuer la procédure. C’est des pères de familles, des gens qui ont dirigé ce pays. Si demain, ils sont reconnus coupables de corruption ou cela, purgez leur peine, mais d’ici là, comme la CRIEF peine à nous démontrer leur culpabilité, ils n’ont qu’à les mettre en liberté en attendant et continuer la procédure d’autant plus que la refondation reste à désirer

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