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Guinée : un nouveau code de la route pour durcir les sanctions contre les conducteurs imprudents

Le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo, annonce la mise en circulation prochaine d'un code de la route révisé, prévoyant des sanctions plus sévères contre les comportements dangereux. Face au manque criant de centres de contrôle technique dans le pays, il lance un appel aux opérateurs économiques, promettant des subventions pour ceux qui s'installeront en dehors de la capitale.

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Le gouvernement guinéen passe à la vitesse supérieure dans sa lutte contre l’insécurité routière. Au cœur de cette offensive : une refonte complète de l’arsenal juridique. Un code de la route révisé est actuellement en cours de finalisation et sera bientôt mis en application, a annoncé le ministre des Transports, Ousmane Gaoual Diallo.

« Cela permettrait de sanctionner beaucoup plus sévèrement les comportements accidentogènes ou l’irresponsabilité dans la circulation », a-t-il expliqué, précisant que ce nouveau texte fournira aux forces de l’ordre « les bases juridiques » nécessaires pour faire respecter la loi.

Une stratégie en deux volets
La feuille de route du ministère s’articule autour de deux axes complémentaires : d’une part, le renforcement de la formation des conducteurs et l’intensification des campagnes de sensibilisation ; d’autre part, un investissement accru dans les moyens de contrôle et de répression.

« C’est un drame, mais un drame qui ne désarme pas les autorités publiques, qui prennent toutes les responsabilités », a martelé le ministre.

Contrôle technique : un déficit criant
S’exprimant lors de l’émission « L’heure du bilan », Ousmane Gaoual Diallo a également tiré la sonnette d’alarme sur l’insuffisance des infrastructures de contrôle technique dans le pays. Selon lui, il est « nécessaire et urgent » de renforcer cet arsenal, notamment pour lutter contre les différentes formes de pollution – sonore et carbonée – qui « envahissent notre société » et nuisent à l’environnement.

« Il n’y a pas suffisamment de centres de contrôle technique en Guinée. Exiger des citoyens qu’ils se conforment à la loi, alors même qu’ils n’ont pas la possibilité de le faire, c’est un cercle difficile pour nous », a-t-il reconnu.

Appel aux investisseurs privés
Face à l’incapacité de l’État à couvrir seul l’ensemble des besoins, le ministre appelle les opérateurs économiques à investir massivement dans ce secteur, sur tout le territoire national.

Pour encourager l’implantation de ces structures en dehors de Conakry, le gouvernement envisage même d’accorder des subventions aux investisseurs. Objectif : permettre à tous les Guinéens d’accéder à ces services et de mettre leurs véhicules aux normes.

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